Jeudi 29 juin 2006 4 29 /06 /Juin /2006 19:39

Date de sortie : 21 Juin 1995
Réalisé par Tim Burton
Avec Johnny Depp, Martin Landau, Patricia Arquette
Film américain.
Genre : Comédie dramatique, Biographie
Durée : 2h 6min.



Evocation de la vie d'Ed Wood, réalisateur considéré de son vivant comme le plus mauvais de tous les temps, aujourd'hui adulé et venéré par des milliers d'amateurs de bizarre et de fantastique à travers le monde.

Le genre : sujet de philo sur le génie

Si la fantaisie burtonienne n'est pas présente de façon évidente dans ce film, elle n'en est pas moins influente. Ed Wood est "le plus mauvais réalisateur de l'histoire du cinéma", cela mérite une biographie ! C'est un personnage de doux dingue, d'illuminé magnifique, de grand enfant naïf et sincère : pas étonnant qu'il ait plu à Burton, dont c'est la spécialité ! Le film, tourné dans un noir et blanc pourtant chaleureux (brillante idée !), taille la part belle aux personnages et les montrent sans moquerie malgré leur absence totale de talent. Ils sont réalistes, touchants, infiniment humains et sympathiques. L'enthousiasme du protagoniste est communicatif, et révèle cette vérité du cinéma : que l'on soit Orson Welles ou un obscure et nullissime réalisateur, l'énergie mise dans la réalisation d'un film est la même. Ed Wood est une belle mise en abyme, un film sur le cinéma et ce qu'il représente pour chacun. Il constitue un hommage superbe à un amoureux inconditionné du septième art (à l'image du réalisateur). Ed s'émerveille devant Orson Welles, parle de cinéma sans cesse, s'enthousiasme pour chacune de ses "géniales" idées de scénario. On peut regarder le film comme une chronique douce-amer sur la cruauté d'Hollywood, qui donne et retire célébrité et prospérité en un clin-d'oeil. Certaines scènes sont désopilantes, notamment lorsqu'on assiste au tournage de ses films, sans aucun budget (la scène où Lugosi se bat avec une pieuvre géante !), ou à ses ridicules dialogues ("je vais créer une race de surhommes atomiques qui conquierra le monde !" ). Cela donne envie de voir les magnifiques nanars tendance série Z d'Edward D. Wood Jr. (Glen or Glenda, La fiancée du monstre, Plan 9 intergalactique : déjà, les noms !). La composition de Johnny Depp est parfaite : il incarne à merveille le personnage, ses lubies, ses passions, ses obsessions (s'habiller en femme !). Mais Martin Landau en Bela Lugosi lui ferait presque de l'ombre : sous un maquillage très réussi, il est particulièrement émouvant en star vieillissante du cinéma d'horreur. Leur rapport réalisateur/acteur est superbement traité (Burton en sait quelque chose : il a comme Ed Wood rencontré son idole de toujours, le maître de l'horreur Vincent Price, est devenu son ami et l'a fait tourner dans ses films). La présence de Bill Murray, toujours aussi drôle, est à noter. La morale prononcée par Orson Welles, qu'Ed rencontre au hasard dans un bar, en est une que tout cinéaste devrait respecter, et c'est ce que Burton a toujours superbement su faire : Il faut se battre pour imposer sa vision. A quoi bon réaliser les rêves d'un autre ? C'est la superbe leçon de cinéma de ce film qui pourra plaire même à ceux que l'univers de Burton rebute.





Voici une page passionnante d'analyse du film



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Jeudi 29 juin 2006 4 29 /06 /Juin /2006 12:30

Date de sortie : 24 Mai 2006
Réalisé par Sofia Coppola
Avec Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rip Torn
Film américain.
Genre : Historique, Biographie
Durée : 2h 3min.



Evocation de la vie de la reine d'origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI, guillotinée en 1793. Au sortir de l'adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l'autre sans aménité. Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu'on lui impose. Elle s'évade dans l'ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle. Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?

Le genre : trop beau ?

Marie-Antoinette, par son originalité, confirme le talent de sa réalisatrice. On aime ou on déteste. Assurément un des films les plus marquants que j'ai vu. Tout d'abord, c'est esthétiquement superbe : les décors grandioses de Versailles, les jardins et les fontaines, les robes colorés, les bijoux à foison, les pièces-montées majestueuses etc. Cette superposition de belles images parfois sans âme, finit tout de même par donner la nausée (surabondance de couleurs rose bonbon, bleu pastel etc.), mais cela montre de façon frappante la vie fastueuse des grands de l'époque, et leur fièvre de la consommation à outrance. En cela, le film ne me paraît pas complaisant avec la monarchie, comme certaines critiques l'ont affirmé, puisque ce foisonnement de richesse semble bien nous dire que Versailles, monde de rêve, est bien loin des réalités du peuple qui meurt de faim à quelques kilomètres de là. Le film, de façon surprenante, parle avec une certaine justesse, de sujet que l'on comprend intemporels : la perversion de l'innocence (la jeune et simple Marie-Antoinette, délaissé par son mari et méprisée par la cour parce qu'elle ne lui donne pas d'enfants, plonge dans l'oisiveté et l'égocentrisme et devient "pourrie-gâtée" ), l'adolescence (premiers émois, insolence face aux conventions). Le film est porté par de remarquables prestations d'acteurs. La belle et élégante Kirsten Dunst est parfaite, émouvante quand il le faut, insupportable quand il le faut. Filmée avec fascination, elle resplendit sous l'œil de la caméra de Sofia Coppola. Le roi Louis XVI (Jason Schwartzman) en homme coincé et mollasson est assez hilarant. Une excellente musique rock (The Strokes, notamment), volontairement anachronique, dynamise le tout. Le film ne se soucie pas trop d'histoire, c'est un choix, même si l'on se plaît à reconnaître les événements évoqués ici ou là: la Révolution américaine, le fameux "Qu'ils mangent de la brioche !" et bien sûr la prise de la Bastille. Qu'importe que l'on parle anglais à la cour : le réalisme historique n'a pas ici sa place, c'est le message éternellement humain qui prime. Une belle fin, sobre : la chute d'un monde, un adieu au faste insensé de la cour. Marie-Antoinette a le don de procurer des émotions imprévues. Sofia Coppola parvient à traiter son sujet sur un mode intimiste assez inattendu malgré le budget mirobolant et la débauche de richesses. Il est vrai qu'on ne peut s'empêcher d'avoir de la sympathie, au sens fort du terme, pour ce personnage historiquement détestable (après tout, tout être humain n'en mérite-t-il pas un peu?) mais ce n'est que pour mieux s'écœurer de ce monde surréel et futile qui, immanquablement, finira par tomber.



Judy Davis et Kirsten Dunst. Sony Pictures Entertainment



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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /Juin /2006 15:30

1957
Réalisé par George Cukor
Avec Gene Kelly, Mitzi Gaynor, Kay Kendall, Taina Elg
Film américain.
Genre : Comédie musicale
Durée : 1h 54min.



Les Girls, une Américaine Joy, une Anglaise Sybil et une Française, Angèle étaient les vedettes d'une troupe musicale dont l'animateur était Barry Nichols. Chacune s'est mariée et la troupe s'est dispersée jusqu'au jour où Sybil publie ses mémoires. Cette petite bombe va réunir de nouveau les girls !

Le genre : complexe

Trois versions différentes de la même histoire (idée déjà utilisée dans des films comme Rashômon, de Kurosawa) pour trois girls : Angèle la pétillante française, Sybil l'anglaise et son humour dévastateur, et Joy l'américaine bien trop sage. Les Girls est un film à se torturer les méninges, le scénario le plus complexe de la comédie musicale. Le mystère est maintenu jusqu'au bout sans qu'il soit possible de savoir ce qui s'est réellement passé : laquelle des girls a entretenu une relation avec le chef de la troupe, le tombeur misogyne Barry Nichols ? Laquelle a tenté de suicider en créant une fuite de gaz ? La question en filigrane est l'éternel What is truth ? Qu'est-ce que la vérité ? De quel degré de fidélité la mémoire est-elle capable ? Grande question pour un grand film, porté par un casting parfait : Gene Kelly trouve en Barry Nichols un de ses derniers grands rôles (c'est un personnage peu habituel pour lui, mais il s'en sort remarquablement bien) et les trois girls, chacune dans un registre différent, sont excellentes. A noter en particulier la révélation du génial potentiel comique de Kay Kendall, hilarante dans une scène de boisson (la belle mourut d'une leucémie à l'âge de 32 ans quelques temps après la sortie du film). Le film aurait été superbe sans les numéros musicaux (composés par l'excellentissime Cole Porter), mais ceux-ci, bien que peu nombreux, apporte une force de plus au film. Le plus remarquable est Why Am I So Gone About That Gal ?, dansé par Mitzi Gaynor et Gene, et dans lequel ce dernier parodie à la perfection Marlon Brando dans L'Échappée Sauvage. La photographie est très belle, tout comme les costumes (un Oscar). A tous les niveaux (scénario, interprêtation, danse et chant, thèmes, mise en scène), Les Girls, une des dernières comédies musicales de l'âge d'or de la MGM, est un film sophistiqué et intelligent.





Anecdote : à l'origine le rôle de Mitzi Gaynor devait revenir à Cyd Charisse et celui de Taina Elg à Leslie Caron !



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Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /Juin /2006 16:42

Date de sortie : 03 Mai 2006
Réalisé par Jean-Marc Vallee
Avec Michel Cote, Marc-André Grondin, Émile Vallée
Film canadien.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 9min.

Océan Films

Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur. De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire... 25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons. C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention de son père.

Le genre : comédie humaine

C.R.A.Z.Y.(les initiales des cinq frères de la famille Beaulieu), c'est le récit chronologique de la vie du jeune Zach et de sa famille, entre 1960 et 1981, période bénie pour la musique et pour les bêtises de jeunesse. Jean-Marc Vallée a, c'est évident, un don pour décrire la "comédie humaine". Le film nous montre avec un justesse et un réalisme incroyables la complexité des relations entre Zach, ses parents et ses quatre frères, ainsi que sa quête de son identité (sexuelle, mais pas seulement) au milieu de Christian l'intello, Raymond le junkie, Antoine le sportif et Yvon le benjamin enrobé. Le ton est original, surprenant et refuse les clichés et cette famille a beau être particulière, on s'y retrouve tous un peu. Les dialogues sont bien sentis, souvent très drôles (avec en plus l'inénarrable accent québécois !) et évitent de sombrer dans le mélodrame : le leitmotiv de la chanson Emmenez-moi de Charles Aznavour est excellent ! Les acteurs sont tous remarquables, incarnant à la perfection ses personnages et leurs convictions bien souvent ébranlés. Le charmant Marc-André Grondin, (des faux-airs de Romain Duris) et Michel Cote sont un père et un fils particulièrement émouvants. On s'attache au devenir de cette famille, avec ses hauts et ses bas. C.R.A.Z.Y. nous parle de la difficulté de s'assumer et de faire accepter sa différence à une famille qui, immanquablement, avait projeté sur soi un idéal toujours raté. L'homosexualité d'abord non-avouée de Zach est un obstacle à sa relation avec son père, ce héros. Psychologiquement, le film est fin et très bien vu. L'amour/haine de chaque membre de la famille pour les autres est décrite avec sobriété et sans jugement. Cela permet de faire passer avec bonheur la folie du scénario et des personnages ; et une atmosphère seventies assortie de sa BO parfaite (Bowie, Pink Floyd, Stones) vient compléter le tout. Le talent combiné du réalisateur est des acteurs fait de C.R.A.Z.Y. une petite grande comédie, une grande petite chronique familliale.

Pierre-Luc Brillant et Marc-André Grondin. Océan Films

Marc-André Grondin et Natasha Thompson. Océan Films



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Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /Juin /2006 18:28

Date de sortie : 05 Novembre 2003
Réalisé par Andy & Larry Wachowski
Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss
Film américain.
Genre : Science fiction, Action
Durée : 2h 8min

Warner Bros. France

La longue quête de liberté des rebelles culmine en une bataille finale explosive. Tandis que l'armée des Machines sème la désolation sur Zion, ses citoyens organisent une défense acharnée. Mais pourront-ils retenir les nuées implacables des Sentinelles en attendant que Neo s'approprie l'ensemble de ses pouvoirs et mette fin à la guerre ? L'agent Smith est quant à lui parvenu à prendre possession de l'esprit de Bane, l'un des membres de l'équipage de l'aéroglisseur. De plus en plus puissant, il est désormais incontrôlable et n'obéit plus aux Machines : il menace de détruire leur empire ainsi que le monde réel et la Matrice...

Le genre : re-gâchis

(Ceci est la version non-censurée d'une critique qu'Allociné m'a refusée !) Pire que Matrix Reloaded ? Pas possible ! Hé bien si, il y a Matrix Revolutions ! Là on est réellement au niveau zéro du cinéma. La plupart des scènes sont strictement sans intérêt, notamment celles du début qui sont là pour meubler avant ce que tout le monde attend (sans grand espoir, tout de même), c’est-à-dire l’attaque des machines sur Sion. Les explications sont encore plus incompréhensibles que dans Reloaded, et là, c’est fini, on n’essaie même plus de trouver la clé du mystère de la Matrice. Le film alterne donc ce bavardage prétendument philosophique avec des scènes de massacres entre les sentinelles (très moche, cette forme de pieuvre) et les vaisseaux des humains. Visuellement, tout cela est très laid. Les couleurs sont marronnasses, cacadoies ; les effets spéciaux sont ratés. Les personnages, anciens ou nouveaux, sont inintéressants au possible, et on se fout royalement de ce qui peut leur arriver. On n’est pas ému une seconde même lorsque c’est le but : la scène où Trinity meurt (oh ba mince, je vous ai gâché le film !) est longue, chiante, à l’image du film. La dernière bagarre entre Néo et Smith vaut son pensant de cacahuètes : un coup de poing au ralenti déforme la tête de ce cher agent. Mieux vaut en rire… On ne sait pas trop ce qui se passe à la fin, et à vrai dire c’est le cadet de nos soucis. Voilà, la série des Matrix se termine. C’est un terrible gâchis.

Warner Bros. France

Keanu Reeves et Hugo Weaving. Warner Bros. France



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Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /Juin /2006 12:48

Date de sortie : 24 Mars 2004
Réalisé par Richard Linklater
Avec Jack Black, Mike White, Joan Cusack
Film américain.
Genre : Comédie
Durée : 1h 48min.

United International Pictures (UIP)


Un musicien se fait virer de son groupe de rock et trouve, dans la foulée, un emploi de prof remplaçant dans une école privée stricte. Là, devant un parterre de tubas, de clairons, de pianos et de harpes, il décide de revoir l'approche de la musique de ses élèves. Leur filant des Gibson en V, des claviers, des caisses claires et des charleys, il leur enseigne la musique des amplis. Le gros son des rockers. Et " leur donne le pouvoir de casser les règles ".

Le genre : rock

Tout d'abord, j'aimerais pousser deux énormes coups de gueule contre les responsables français de la diffusion du film. Premièrement, avoir transformé le titre School Of Rock, simple mais efficace (pourquoi ne pas garder celui-là ? Tout le monde le comprend), en Rock Academy, qui évoque pour nous français l'industrie musicale à son niveau le plus bas, le contraire de l'esprit du rock'n'roll. Deuxièmement, avoir confié le doublage de la voix VF du génial Jack Black à l'horrible Cauet, haut représentant de la télé-poubelle et dont la voix n'est pas du tout ressemblante. Il faut donc impérativement regarder le film en VO pour faire abstraction de ces pitoyables bévues commerciales. On découvre alors un film à l'ambiance délectable, mené par l'hilarant Jack Black, dont les mimiques, les répliques et les attitudes emplissent le film d'une verve comique irrésistible. C'est aussi un excellent interprête de rock (il fait d'ailleurs dans la vie partie du groupe Tenacious D), capable de mettre le feux à des salles de concerts comme de cinéma. Les enfants, dont certains sont d'extraordinaires musiciens, sont très mignons et remarquables de sincérité. School Of Rock ne les prend pas pour des crétins, ce qui est rare ! Le film respire l'esprit rock, et s'avère un bon moyen pour ce qui connaissent peu ce domaine de se faire une idée : grands groupes, esprit de rébellion (excellente métaphore de The Man, qu'il faut envoyer bouler à tout prix !) ; et pour les déjà connaisseurs de se rafraîchir la mémoire et de profiter de la fabuleuse BO (Led Zep, Who, Cream) et de l'interprêtation du groupe (une chanson super). La fin est un peu prévisible (les enfants convainquent leurs parents que le rock c'est bien) mais en même temps on avait pas du tout envie de voir gagner les forces du conformisme et de la soumission. Ce n'est pas transcendant, mais plus subtil que ça en a l'air et d'un niveau plus que correct pour une comédie américaine ! Un film très drôle, rythmé et plein de vie, qui donne à voir la puissance du rock et son esprit éternellement rebelle. Let's get rockin' !

Jack Black. United International Pictures (UIP)

Jack Black. United International Pictures (UIP)



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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /Juin /2006 12:24

Date de sortie : 03 Décembre 2003
Réalisé par Richard Curtis
Avec Hugh Grant, Liam Neeson, Colin Firth, Keira Knightley, Billy Nighy, Alan Rickman, Emma Thompson, Rowan Atkinson
Film britannique, français, américain, irlandais.
Genre : Romance, Comédie
Durée : 2h 10min.

Mars Distribution

L'amour est partout, imprévisible, inexplicable, insurmontable. Il frappe quand il veut et souvent, ça fait pas mal de dégâts... Pour le nouveau Premier Ministre britannique, il va prendre la jolie forme d'une jeune collaboratrice. Pour l'écrivain au cœur brisé parti se réfugier dans le sud de la France, il surgira d'un lac. Il s'éloigne de cette femme qui, installée dans une vie de couple ronronnante, suspecte soudain son mari de songer à une autre. Il se cache derrière les faux-semblants de ce meilleur ami qui aurait bien voulu être autre chose que le témoin du mariage de celle qu'il aime. Pour ce veuf et son beau-fils, pour cette jeune femme qui adore son collègue, l'amour est l'enjeu, le but, mais également la source d'innombrables complications. En cette veille de Noël à Londres, ces vies et ces amours vont se croiser, se frôler et se confronter...

Le genre : love, love, love...

Les anglo-saxons parlent de feelgood movie pour désigner un film qui rend heureux, où l'on se sent bien. Love Actually en est l'illustration parfaite. Film choral, croisant les histoires de plus d'une dizaine de personnages, toutes sur le thème de l'amour, ce premier film de Richard Curtis (scénariste entre autres de Quatre mariages et un enterrement et des Bridget Jones) est un pur délice, dans la tradition des comédies romantiques britanniques. La période de Noël, un peu clichée, était à craindre mais elle s'avère tout de même assez bien exploitée, et on prend plaisir à suivre les tribulations des personnages, tous touchants et drôles (leur grand nombre peut apparaître déconcertant, mais on éprouve de la satisfaction à comprendre les relations qu'ils entretiennent !). L'amour y est vu sous des formes diverses et variés, parfois très incongrues : entre un écrivain et sa femme de ménage, entre le Premier Ministre et une employée, entre deux doubleurs de scènes X etc. Le film possède un humour et une joie communicative, avec des moments de pure jubilation : éclats de rire (la danse de Hugh Grant !) ou larmes au coin des yeux (la demande en mariage portugaise de Colin Firth). Le gros point fort du film est indéniablement la prestation de tous ses acteurs, sans exceptions. Mention spéciale pour Billy Nighy et son personnage de rocker sur le retour, ainsi que pour Rowan Atkinson (Mr. Bean !) en vendeur pas pressé. Emma Thompson, Hugh Grant, Liam Neeson et tous les autres sont à féliciter eux aussi. A noter également une assez bonne BO (avec la très drôle Christmas is all around en chanson leitmotiv). Un film remarquable par son atmosphère détendue et optimiste. Ça donne envie d'aimer !

Martine McCutcheon et Hugh Grant. Mars Distribution

Liam Neeson et Thomas Sangster. Mars Distribution



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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 20:27

Date de sortie : 25 Août 1982
Réalisé par Jean-Marie Poiré
Avec Anémone, Marie-Anne Chazel, Thierry Lhermitte
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 23min.



La permanence téléphonique parisienne SOS détresse-amitié est perturbée le soir de Noël par l'arrivée de personnages marginaux farfelus qui provoquent des catastrophes en chaîne.

Le genre : splendide !

Statut de film culte mérité pour cette comédie de l'irrésistible troupe du Spendid. L'argument est délectable : le soir de Noël, Pierre (un Thierry Lermite très en forme) et Thérèse (Anémone, génialement drôle malgré elle) tiennent la permanence de SOS Amitié. Le film se passe quasiment intégralement dans l'appartement de la société, huis clos qui crée une ambiance à part (le film est d'ailleurs adapté d'une pièce de théâtre jouée par la troupe l'année précédente). À partir de là, tout s'enchaîne très vite, et se succèdent dans l'appartement de nombreux personnages aussi farfelus les uns que les autres : un immigré russe et ses chef-d'œuvres culinaire (Bruno Moynot et son accent sont hilarants !), un travesti (Christian Clavier, parfait), une crétine enceinte jusqu'aux dents (Marie-Anne Chazel est "Zézette", épouse X), son impulsif mari déguisé en Père Noël (Gérard Jugnot beugle à longueur de temps !). Pendant ce temps, Madame Musquin (Josiane Balasko) est coincée dans l'ascenseur. Autant dire qu'il y a la matériel pour faire dix bonnes blagues à la minute. Et c'est le cas ! Malgré un début un peu lent, Le Père Noël est une ordure devient rapidement une source infinie de gags géniaux et de répliques cultes* Les situations délirantes qui font se rencontrer tous les personnages encore et encore ne peuvent pas ne pas faire rire. Et pourtant, le fond n'est pas si amusant : situation des SDF, difficultés pour les gens à part d'être acceptés. C'est Noël, et pourtant la misère sociale est bien là, et même peut-être plus visible ! On est même parfois ému par tout cela, et ce mélange des émotions rend le film encore meilleure. Incontestablement LE chef-d'œuvre du Splendid qui réalise un film excellent à tous les niveaux. On n'a pas fini d'en rire.

Bruno Moynot, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel, Thierry Lhermitte et Anémone.



* Petit florilège : "Minuterie !", "Vous êtes myope ds yeux, myopes du coeur, et myope du cul", "Thérèse n'est pas moche, elle n'a pas un physique facile", "Évidemment ça dépend ça dépasse", "Je n'aime pas dire du mal des gens, mais effectivement elle est gentille", "Je ne vous jette pas la pierre, Pierre", "Éboueux? Non mais pourquoi pas ramasser les poubelles tant que vous y êtes?!", "C'est fin, c'est très fin, ça se mange sans faim" et bien sûr le célèbre "C'est c'laaaaaa oui". Si d'autre vous viennent à l'esprit, n'hésitez pas !



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Lundi 19 juin 2006 1 19 /06 /Juin /2006 23:04

Date de sortie : 14 Octobre 1998
Réalisé par Peter Howitt
Avec Gwyneth Paltrow, Jeanne Tripplehorn, John Lynch, John Hannah
Film britannique, américain.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 44min.



Les jeux de l'amour et du hasard à travers l'histoire d'Helen considerée de deux points de vue: Helen apprend par son patron qu'elle est licenciée. Elle decide de prendre le métro pour annoncer la mauvaise nouvelle à son amant, Gerry. Mais les portes de la rame se referment sous son nez. Agressée par un voleur a la tire, elle se retrouve aux urgences. Elle rejoint Gerry qui sort tout juste des bras de sa maîtresse. Et si Helen était montée dans le metro? Elle y aurait rencontré James, un charmant jeune homme, plein d'esprit et amateur des Monty Python.

Le genre : mignon tout plein

Ici adapté de façon relativement heureuse à la comédie romantique, le principe du et si, même si pas vraiment novateur (Smoking/No smoking, d'Alain Resnais, par exemple), reste assez excitant. Que se serait-il passé si telle chose insignifiante était arrivée ? Cette question, que l'on se pose tous, sur les aléas du destin est très bien exploitée ici par le scénario, assez inventif pour qu'on ne s'ennuie pas, et qui établit des parallèles amusants entre les deux vies possibles d'Helen. Certes les rebondissements sont souvent prévisibles et un peu clichés (le baiser de réconciliation sous la pluie !) mais on a là une bonne comédie sentimentale, aux personnages réalistes et attachants, campés par trois acteurs remarquables : John Lynch en romancier loser "woodyallienien", le séduisant John Hannah en homme idéal fan des Monthy Python, et Gwyneth Palthrow, doublement rayonnante (elle est très naturelle, voire commune, et c'est justement cela qui la rend beaucoup plus séduisante que lorsqu'elle est filmée comme un simple "corps" ). On s'attache à leurs péripéties, que l'on suit avec amusement, malgré leur banalité. Les dialogues, surtout entre Helen et James, sont très drôles. La BO, composée de tubes pop, est agréable et correspond tout à fait au film. Une fin attachante et par si mièvre que cela clôt ce film très sympathique. À voir pour passer un bon moment.





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Samedi 17 juin 2006 6 17 /06 /Juin /2006 10:26

Date de sortie : 16 Mai 2003
Réalisé par Andy & Larry Wachowski
Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss
Film américain.
Genre : Science fiction, Action
Durée : 2h 18min.



Neo apprend à mieux contrôler ses dons naturels, alors même que Sion s'apprête à tomber sous l'assaut de l'Armée des Machines. D'ici quelques heures, 250 000 Sentinelles programmées pour anéantir notre espèce envahiront la dernière enclave humaine de la Terre. Mais Morpheus galvanise les citoyens de Sion en leur rappelant la Parole de l'Oracle : il est encore temps pour l'Elu d'arrêter la guerre contre les Machines. Tous les espoirs se reportent dès lors sur Neo. Au long de sa périlleuse plongée au sein de la Matrix et de sa propre destinée, ce dernier sera confronté à une résistance croissante, une vérité encore plus aveuglante, un choix encore plus douloureux que tout ce qu'il avait jamais imaginé.

Le genre : gâchis

Bon, malgré mon piètre souvenir, j’ai voulu regarder Matrix Reloaded, histoire de savoir ce qui allait arriver Néo, Morpheus, Trinity et toute la bande. Eh bien mon piètre souvenir se confirme malheureusement avec ce film bavard et long. Car il est clair qu’on se fiche pas mal des explications de 20 minutes sur la nature de la matrice ou sur ces histoires de choix, d’élu etc. et de toutes façons on n’y comprend pas grand-chose. Chaque fois que ce cher Néo (le seul personnage encore supportable) demande « Pourquoi ? », on lui répond « Tu sais pourquoi », ou encore « Tu en as fait le choix ». En gros, les frères Wachowsky ne savent pas expliquer leur univers, qui était pourtant très intéressant à l’origine. Les ficelles du scénario sont énormes : on tente de nous émouvoir avec des pseudo-histoires d’amour ou de nous faire rire avec une caricature de français (Lambert, mais qu’est-ce que tu fais là ?). Tout ceci serait acceptable si on assistait à des scènes d’action dignes de ce nom, mais les bastons, copiées/collées de celles du premier film, ressemblent désormais à des séquences d’un mauvais jeu vidéo. Seul moment réussi : une bonne course-poursuite sur un autoroute, avec bagarre sur le toit d’un camion (si on excepte des méchants vraiment moches). Les acteurs sont décevants, et Monica Belluci est comme d’habitude insupportable. En bonus, Reloaded vous offre la scène la plus inutile de l’histoire du cinéma : pendant 5 minutes qui en paraissent 40, toute la ville danse sur une musique pseudo-branchée pendant que Néo et Trinity "cèdent à leur désir". Je dis non ! Ce film ne contentera ni les amateurs d’action, ni de romance, ni de science-fiction, ni de cyber-philosophie ni même (et c'est grave !) de nanars. Ce film emmerdera tout le monde.

Marcus Young, Keanu Reeves, Ousaun Elam. Warner Bros. France

Keanu Reeves. Warner Bros. France



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