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Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /Juin /2006 18:28

Date de sortie : 05 Novembre 2003
Réalisé par Andy & Larry Wachowski
Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss
Film américain.
Genre : Science fiction, Action
Durée : 2h 8min

Warner Bros. France

La longue quête de liberté des rebelles culmine en une bataille finale explosive. Tandis que l'armée des Machines sème la désolation sur Zion, ses citoyens organisent une défense acharnée. Mais pourront-ils retenir les nuées implacables des Sentinelles en attendant que Neo s'approprie l'ensemble de ses pouvoirs et mette fin à la guerre ? L'agent Smith est quant à lui parvenu à prendre possession de l'esprit de Bane, l'un des membres de l'équipage de l'aéroglisseur. De plus en plus puissant, il est désormais incontrôlable et n'obéit plus aux Machines : il menace de détruire leur empire ainsi que le monde réel et la Matrice...

Le genre : re-gâchis

(Ceci est la version non-censurée d'une critique qu'Allociné m'a refusée !) Pire que Matrix Reloaded ? Pas possible ! Hé bien si, il y a Matrix Revolutions ! Là on est réellement au niveau zéro du cinéma. La plupart des scènes sont strictement sans intérêt, notamment celles du début qui sont là pour meubler avant ce que tout le monde attend (sans grand espoir, tout de même), c’est-à-dire l’attaque des machines sur Sion. Les explications sont encore plus incompréhensibles que dans Reloaded, et là, c’est fini, on n’essaie même plus de trouver la clé du mystère de la Matrice. Le film alterne donc ce bavardage prétendument philosophique avec des scènes de massacres entre les sentinelles (très moche, cette forme de pieuvre) et les vaisseaux des humains. Visuellement, tout cela est très laid. Les couleurs sont marronnasses, cacadoies ; les effets spéciaux sont ratés. Les personnages, anciens ou nouveaux, sont inintéressants au possible, et on se fout royalement de ce qui peut leur arriver. On n’est pas ému une seconde même lorsque c’est le but : la scène où Trinity meurt (oh ba mince, je vous ai gâché le film !) est longue, chiante, à l’image du film. La dernière bagarre entre Néo et Smith vaut son pensant de cacahuètes : un coup de poing au ralenti déforme la tête de ce cher agent. Mieux vaut en rire… On ne sait pas trop ce qui se passe à la fin, et à vrai dire c’est le cadet de nos soucis. Voilà, la série des Matrix se termine. C’est un terrible gâchis.

Warner Bros. France

Keanu Reeves et Hugo Weaving. Warner Bros. France



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Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /Juin /2006 12:48

Date de sortie : 24 Mars 2004
Réalisé par Richard Linklater
Avec Jack Black, Mike White, Joan Cusack
Film américain.
Genre : Comédie
Durée : 1h 48min.

United International Pictures (UIP)


Un musicien se fait virer de son groupe de rock et trouve, dans la foulée, un emploi de prof remplaçant dans une école privée stricte. Là, devant un parterre de tubas, de clairons, de pianos et de harpes, il décide de revoir l'approche de la musique de ses élèves. Leur filant des Gibson en V, des claviers, des caisses claires et des charleys, il leur enseigne la musique des amplis. Le gros son des rockers. Et " leur donne le pouvoir de casser les règles ".

Le genre : rock

Tout d'abord, j'aimerais pousser deux énormes coups de gueule contre les responsables français de la diffusion du film. Premièrement, avoir transformé le titre School Of Rock, simple mais efficace (pourquoi ne pas garder celui-là ? Tout le monde le comprend), en Rock Academy, qui évoque pour nous français l'industrie musicale à son niveau le plus bas, le contraire de l'esprit du rock'n'roll. Deuxièmement, avoir confié le doublage de la voix VF du génial Jack Black à l'horrible Cauet, haut représentant de la télé-poubelle et dont la voix n'est pas du tout ressemblante. Il faut donc impérativement regarder le film en VO pour faire abstraction de ces pitoyables bévues commerciales. On découvre alors un film à l'ambiance délectable, mené par l'hilarant Jack Black, dont les mimiques, les répliques et les attitudes emplissent le film d'une verve comique irrésistible. C'est aussi un excellent interprête de rock (il fait d'ailleurs dans la vie partie du groupe Tenacious D), capable de mettre le feux à des salles de concerts comme de cinéma. Les enfants, dont certains sont d'extraordinaires musiciens, sont très mignons et remarquables de sincérité. School Of Rock ne les prend pas pour des crétins, ce qui est rare ! Le film respire l'esprit rock, et s'avère un bon moyen pour ce qui connaissent peu ce domaine de se faire une idée : grands groupes, esprit de rébellion (excellente métaphore de The Man, qu'il faut envoyer bouler à tout prix !) ; et pour les déjà connaisseurs de se rafraîchir la mémoire et de profiter de la fabuleuse BO (Led Zep, Who, Cream) et de l'interprêtation du groupe (une chanson super). La fin est un peu prévisible (les enfants convainquent leurs parents que le rock c'est bien) mais en même temps on avait pas du tout envie de voir gagner les forces du conformisme et de la soumission. Ce n'est pas transcendant, mais plus subtil que ça en a l'air et d'un niveau plus que correct pour une comédie américaine ! Un film très drôle, rythmé et plein de vie, qui donne à voir la puissance du rock et son esprit éternellement rebelle. Let's get rockin' !

Jack Black. United International Pictures (UIP)

Jack Black. United International Pictures (UIP)



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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /Juin /2006 12:24

Date de sortie : 03 Décembre 2003
Réalisé par Richard Curtis
Avec Hugh Grant, Liam Neeson, Colin Firth, Keira Knightley, Billy Nighy, Alan Rickman, Emma Thompson, Rowan Atkinson
Film britannique, français, américain, irlandais.
Genre : Romance, Comédie
Durée : 2h 10min.

Mars Distribution

L'amour est partout, imprévisible, inexplicable, insurmontable. Il frappe quand il veut et souvent, ça fait pas mal de dégâts... Pour le nouveau Premier Ministre britannique, il va prendre la jolie forme d'une jeune collaboratrice. Pour l'écrivain au cœur brisé parti se réfugier dans le sud de la France, il surgira d'un lac. Il s'éloigne de cette femme qui, installée dans une vie de couple ronronnante, suspecte soudain son mari de songer à une autre. Il se cache derrière les faux-semblants de ce meilleur ami qui aurait bien voulu être autre chose que le témoin du mariage de celle qu'il aime. Pour ce veuf et son beau-fils, pour cette jeune femme qui adore son collègue, l'amour est l'enjeu, le but, mais également la source d'innombrables complications. En cette veille de Noël à Londres, ces vies et ces amours vont se croiser, se frôler et se confronter...

Le genre : love, love, love...

Les anglo-saxons parlent de feelgood movie pour désigner un film qui rend heureux, où l'on se sent bien. Love Actually en est l'illustration parfaite. Film choral, croisant les histoires de plus d'une dizaine de personnages, toutes sur le thème de l'amour, ce premier film de Richard Curtis (scénariste entre autres de Quatre mariages et un enterrement et des Bridget Jones) est un pur délice, dans la tradition des comédies romantiques britanniques. La période de Noël, un peu clichée, était à craindre mais elle s'avère tout de même assez bien exploitée, et on prend plaisir à suivre les tribulations des personnages, tous touchants et drôles (leur grand nombre peut apparaître déconcertant, mais on éprouve de la satisfaction à comprendre les relations qu'ils entretiennent !). L'amour y est vu sous des formes diverses et variés, parfois très incongrues : entre un écrivain et sa femme de ménage, entre le Premier Ministre et une employée, entre deux doubleurs de scènes X etc. Le film possède un humour et une joie communicative, avec des moments de pure jubilation : éclats de rire (la danse de Hugh Grant !) ou larmes au coin des yeux (la demande en mariage portugaise de Colin Firth). Le gros point fort du film est indéniablement la prestation de tous ses acteurs, sans exceptions. Mention spéciale pour Billy Nighy et son personnage de rocker sur le retour, ainsi que pour Rowan Atkinson (Mr. Bean !) en vendeur pas pressé. Emma Thompson, Hugh Grant, Liam Neeson et tous les autres sont à féliciter eux aussi. A noter également une assez bonne BO (avec la très drôle Christmas is all around en chanson leitmotiv). Un film remarquable par son atmosphère détendue et optimiste. Ça donne envie d'aimer !

Martine McCutcheon et Hugh Grant. Mars Distribution

Liam Neeson et Thomas Sangster. Mars Distribution



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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 20:27

Date de sortie : 25 Août 1982
Réalisé par Jean-Marie Poiré
Avec Anémone, Marie-Anne Chazel, Thierry Lhermitte
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 23min.



La permanence téléphonique parisienne SOS détresse-amitié est perturbée le soir de Noël par l'arrivée de personnages marginaux farfelus qui provoquent des catastrophes en chaîne.

Le genre : splendide !

Statut de film culte mérité pour cette comédie de l'irrésistible troupe du Spendid. L'argument est délectable : le soir de Noël, Pierre (un Thierry Lermite très en forme) et Thérèse (Anémone, génialement drôle malgré elle) tiennent la permanence de SOS Amitié. Le film se passe quasiment intégralement dans l'appartement de la société, huis clos qui crée une ambiance à part (le film est d'ailleurs adapté d'une pièce de théâtre jouée par la troupe l'année précédente). À partir de là, tout s'enchaîne très vite, et se succèdent dans l'appartement de nombreux personnages aussi farfelus les uns que les autres : un immigré russe et ses chef-d'œuvres culinaire (Bruno Moynot et son accent sont hilarants !), un travesti (Christian Clavier, parfait), une crétine enceinte jusqu'aux dents (Marie-Anne Chazel est "Zézette", épouse X), son impulsif mari déguisé en Père Noël (Gérard Jugnot beugle à longueur de temps !). Pendant ce temps, Madame Musquin (Josiane Balasko) est coincée dans l'ascenseur. Autant dire qu'il y a la matériel pour faire dix bonnes blagues à la minute. Et c'est le cas ! Malgré un début un peu lent, Le Père Noël est une ordure devient rapidement une source infinie de gags géniaux et de répliques cultes* Les situations délirantes qui font se rencontrer tous les personnages encore et encore ne peuvent pas ne pas faire rire. Et pourtant, le fond n'est pas si amusant : situation des SDF, difficultés pour les gens à part d'être acceptés. C'est Noël, et pourtant la misère sociale est bien là, et même peut-être plus visible ! On est même parfois ému par tout cela, et ce mélange des émotions rend le film encore meilleure. Incontestablement LE chef-d'œuvre du Splendid qui réalise un film excellent à tous les niveaux. On n'a pas fini d'en rire.

Bruno Moynot, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel, Thierry Lhermitte et Anémone.



* Petit florilège : "Minuterie !", "Vous êtes myope ds yeux, myopes du coeur, et myope du cul", "Thérèse n'est pas moche, elle n'a pas un physique facile", "Évidemment ça dépend ça dépasse", "Je n'aime pas dire du mal des gens, mais effectivement elle est gentille", "Je ne vous jette pas la pierre, Pierre", "Éboueux? Non mais pourquoi pas ramasser les poubelles tant que vous y êtes?!", "C'est fin, c'est très fin, ça se mange sans faim" et bien sûr le célèbre "C'est c'laaaaaa oui". Si d'autre vous viennent à l'esprit, n'hésitez pas !



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Lundi 19 juin 2006 1 19 /06 /Juin /2006 23:04

Date de sortie : 14 Octobre 1998
Réalisé par Peter Howitt
Avec Gwyneth Paltrow, Jeanne Tripplehorn, John Lynch, John Hannah
Film britannique, américain.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 44min.



Les jeux de l'amour et du hasard à travers l'histoire d'Helen considerée de deux points de vue: Helen apprend par son patron qu'elle est licenciée. Elle decide de prendre le métro pour annoncer la mauvaise nouvelle à son amant, Gerry. Mais les portes de la rame se referment sous son nez. Agressée par un voleur a la tire, elle se retrouve aux urgences. Elle rejoint Gerry qui sort tout juste des bras de sa maîtresse. Et si Helen était montée dans le metro? Elle y aurait rencontré James, un charmant jeune homme, plein d'esprit et amateur des Monty Python.

Le genre : mignon tout plein

Ici adapté de façon relativement heureuse à la comédie romantique, le principe du et si, même si pas vraiment novateur (Smoking/No smoking, d'Alain Resnais, par exemple), reste assez excitant. Que se serait-il passé si telle chose insignifiante était arrivée ? Cette question, que l'on se pose tous, sur les aléas du destin est très bien exploitée ici par le scénario, assez inventif pour qu'on ne s'ennuie pas, et qui établit des parallèles amusants entre les deux vies possibles d'Helen. Certes les rebondissements sont souvent prévisibles et un peu clichés (le baiser de réconciliation sous la pluie !) mais on a là une bonne comédie sentimentale, aux personnages réalistes et attachants, campés par trois acteurs remarquables : John Lynch en romancier loser "woodyallienien", le séduisant John Hannah en homme idéal fan des Monthy Python, et Gwyneth Palthrow, doublement rayonnante (elle est très naturelle, voire commune, et c'est justement cela qui la rend beaucoup plus séduisante que lorsqu'elle est filmée comme un simple "corps" ). On s'attache à leurs péripéties, que l'on suit avec amusement, malgré leur banalité. Les dialogues, surtout entre Helen et James, sont très drôles. La BO, composée de tubes pop, est agréable et correspond tout à fait au film. Une fin attachante et par si mièvre que cela clôt ce film très sympathique. À voir pour passer un bon moment.





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Samedi 17 juin 2006 6 17 /06 /Juin /2006 10:26

Date de sortie : 16 Mai 2003
Réalisé par Andy & Larry Wachowski
Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss
Film américain.
Genre : Science fiction, Action
Durée : 2h 18min.



Neo apprend à mieux contrôler ses dons naturels, alors même que Sion s'apprête à tomber sous l'assaut de l'Armée des Machines. D'ici quelques heures, 250 000 Sentinelles programmées pour anéantir notre espèce envahiront la dernière enclave humaine de la Terre. Mais Morpheus galvanise les citoyens de Sion en leur rappelant la Parole de l'Oracle : il est encore temps pour l'Elu d'arrêter la guerre contre les Machines. Tous les espoirs se reportent dès lors sur Neo. Au long de sa périlleuse plongée au sein de la Matrix et de sa propre destinée, ce dernier sera confronté à une résistance croissante, une vérité encore plus aveuglante, un choix encore plus douloureux que tout ce qu'il avait jamais imaginé.

Le genre : gâchis

Bon, malgré mon piètre souvenir, j’ai voulu regarder Matrix Reloaded, histoire de savoir ce qui allait arriver Néo, Morpheus, Trinity et toute la bande. Eh bien mon piètre souvenir se confirme malheureusement avec ce film bavard et long. Car il est clair qu’on se fiche pas mal des explications de 20 minutes sur la nature de la matrice ou sur ces histoires de choix, d’élu etc. et de toutes façons on n’y comprend pas grand-chose. Chaque fois que ce cher Néo (le seul personnage encore supportable) demande « Pourquoi ? », on lui répond « Tu sais pourquoi », ou encore « Tu en as fait le choix ». En gros, les frères Wachowsky ne savent pas expliquer leur univers, qui était pourtant très intéressant à l’origine. Les ficelles du scénario sont énormes : on tente de nous émouvoir avec des pseudo-histoires d’amour ou de nous faire rire avec une caricature de français (Lambert, mais qu’est-ce que tu fais là ?). Tout ceci serait acceptable si on assistait à des scènes d’action dignes de ce nom, mais les bastons, copiées/collées de celles du premier film, ressemblent désormais à des séquences d’un mauvais jeu vidéo. Seul moment réussi : une bonne course-poursuite sur un autoroute, avec bagarre sur le toit d’un camion (si on excepte des méchants vraiment moches). Les acteurs sont décevants, et Monica Belluci est comme d’habitude insupportable. En bonus, Reloaded vous offre la scène la plus inutile de l’histoire du cinéma : pendant 5 minutes qui en paraissent 40, toute la ville danse sur une musique pseudo-branchée pendant que Néo et Trinity "cèdent à leur désir". Je dis non ! Ce film ne contentera ni les amateurs d’action, ni de romance, ni de science-fiction, ni de cyber-philosophie ni même (et c'est grave !) de nanars. Ce film emmerdera tout le monde.

Marcus Young, Keanu Reeves, Ousaun Elam. Warner Bros. France

Keanu Reeves. Warner Bros. France



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Dimanche 11 juin 2006 7 11 /06 /Juin /2006 16:13

Date de sortie : Septembre 1978
Réalisé par Randal Kleiser
Avec John Travolta, Olivia Newton-John
Film américain.
Genre : Comédie musicale, Romance, Comédie



Les vacances d'été se terminent pour Danny Zuco et Sandy Olsson, deux jeunes amoureux contraints de se séparer pour retourner sur les bancs de l'université. Danny retrouve les T-Birds, une bande d'amis aux cheveux gominés et portant des blousons noirs. Cette rentrée des classes va prendre une tournure quelque peu inattendue avec l'arrivée de Sandy. Celle-ci rejoint bientôt les rangs des Pink Ladies...

Le genre : cuculte !

Je l’assume totalement : Grease est un film que je me plais à voir et à revoir car, bien que particulièrement gnangnan, il possède une fraîcheur et un rythme irrésistibles. L’idée de remettre au goût du jour l'ambiance des fifties s’avère très très sympa. Tous les clichés sur l'époque sont réunis : blousons noirs, coupes de cheveux, voitures… Et surtout, une musique rock'n'roll vraiment super : à part une ou deux chansons d'amour lentes et plutôt lourdes, toutes sont entraînantes, enthousiasmantes et inoubliables (Summer Lovin', Grease Ligthting, Look at me I'm Sandra Dee, You're the one that I want, We go together etc.). L' « intrigue » n'a rien de transcendant et donne souvent dans le cliché mais on se prend à suivre avec amusement les aventures de ce couple légendaire : la nunuche Sandy (Olivia Newton-John, mignonne) et le « rebelle » Danny Zuco avec son impayable tête de vainqueur à la banane (la dégaine de Travolta fait partie de l'imagerie ciné de tout un chacun), mais aussi de leurs amis Rizzo, Kennicky, Frenchie et compagnie. Chronique d'adolescence sympa même si assez caricaturale, Grease est un film méga kitsch qui, pris au second degré, s'avère vraiment amusant et fait passer un très bon moment. Fait partie de ces petits plaisirs coupables qu’on ressort volontiers de son armoire, juste après avoir vérifié que personne ne nous espionne…





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Samedi 10 juin 2006 6 10 /06 /Juin /2006 13:01
Un peu en retard, ma liste de films de l'année 2005., du mieux au pire ! Dingue, je n'en ai vu que 29... Mais très peu de mauvais films, par contre.

Vos avis sont les bienvenus !

TFM DistributionAffiche américaine. New Line CinemaUGC


TOP 2005

1- Match point (Woody Allen)
--> Excellent à tous les points de vue, un des grands Woody.
2- Mar adentro (Alejandro Amenabar)
--> Thème de l'euthanasie traité avec beaucoup de subtilité. Javier Barden est fabuleux.
3- De battre mon cœur s’est arrêté (Jacques Audiard)
--> Des acteurs remarquables (Romain Duris, Linh Dan Pham, Nils Arestrup) et un scénario haletant.
4- Moi, toi et tous les autres (Miranda July)
--> Premier film sensible et bien vu, avec des personnages attachants.
5- Douches froides (Antony Cordier)
--> Chronique de jeunesse remarquablement dialoguée et filmée.
6- Les trois enterrements (Tommy Lee Jones)
--> Ambiance de western délectable, un malaise et une cruauté permanents qui séduisent au bout du compte.
7- Le Promeneur du Champ de Mars (Robert Guédiguian)
--> La fin de vie de Mitterand filmée avec douceur et humanité.
8- La Chute (Oliver Hirschbiegel)
--> Sujet passionnant, servi par un magnifique Bruno Ganz.
9- The Constant gardener (Fernanda Meirelles)
--> Film frappant et réaliste, Ralph Fiennes est remarquable. On regrette juste la photo "carte postale".
10- Garden State (Zach Braff)
--> Excellent et très drôle premier film, avec des personnages originaux et attachants 
11- La Guerre des mondes (Steven Spielberg)
--> Images d'apocalypse avec Tom Cruise en père en quête de lui même au milieu. Un défi relevé pour Spielberg.
12- Charlie et la chocolaterie (Tim Burton)
--> Toute la fantaisie de Burton est là, servie par une superbe prestation de Johnny Depp.
13- Million Dollar Baby (Clint Eastwood)
--> Relation père/fille très attachante entre un entraîneur aigri et une étoile montante de la boxe. Tous les acteurs sont remarquables. Le coup de l'euthanasie était pour moi à éviter, et dessert le film.
14- King Kong (Peter Jackson)
--> Très bon remake de la légende de 1933, avec des décors et une photographie superbes.
15- Gentille (Sophie Fillières)
--> Film fantaisiste (le personnage de Fontaine Leglou !) et très drôle. C'est déjà pas mal.
16- Les Noces funèbres (Tim Burton)
--> Très sympa (histoire et images), mais on aurait pu s'attendre à mieux.
17- « Mon petit doigt m’a dit… » (Pascal Thomas)
--> Film original (adaptation d'Agatha Christie) avec Catherine Frot et André Dussolier particulièrement dans leur registre. Un bon moment.
18- Wallace et Gromit, le mystère du lapin-garou (Nick Park & Steve Box)
--> Très sympa, à voir en famille. Les personnages de Nick Park son toujours aussi farfelus.
19- Désentubages cathodiques (Olivier Azam & Alain-Gilles Bastide)
--> Film pamphlet sur les médias, dont certaines séquences sont très drôles.
20- Ze film (Guy Jacques)
--> Un sujet très sympa (des banlieusards fan de ciné veulent tourner leur version de Roméo et Juliette) pour un moment agréable et pas mal de rigolade.
21- Star Wars III : La Revanche des Sith (George Lucas)

-->
Le meilleur des Star Wars nouvelle génération. Ambiance prenante et belle photo. 
22- Travaux (Brigitte Rouän)
--> Sujet marrant et pas exempt de réflexion politique (situation des immigrés). Carole Bouquet est drôle.
23- En bonne compagnie (Paul Weitz)
--> Bonne comédie romantique avec Scarlett Johanson. Ouf, on échappe au happy-end !
24- Peindre ou faire l’amour (Arnaud & Jean-Marie Larrieu)
--> Sujet surprenant, assez bobo (l'échangisme est-il l'avenir du couple?). Des acteurs bobos aussi mais plutôt bons (Sabine Azéma est resplendissante). La photo est superbe.
25- Harry Potter et la coupe de feu (Mike Newell)
--> Assez bonne adaptation du livre, mais on regrette les incohérences et la débauche d'effets spéciaux. Un bon moment cependant pour qui apprécie Harry et sa bande.
26- Le parfum de la dame en noir (Bruno Podalydès)
--> Une suite décevante, même si l'on retrouve l'ambiance du premier volet. On s'intéresse bien moins à l'intrigue.
27- Les Poupées russes (Cédric Klapisch)
--> Là aussi, très déçue de cette suite. C'est longuet et pas passionnant. Kelly Reilly est cependant superbe.
28- Les Frères Grimm (Terry Gillian)
--> Je m'attendais à bien mieux de la part du légendaire Monty Python. Jamais je n'ai réussi à m'intéresser à l'action, et les décors et costumes sont assez laids.
29- Brice de Nice (James Huth)
--> Même pas drôle !


Publié dans : Tops & co
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Lundi 5 juin 2006 1 05 /06 /Juin /2006 21:28
Date de sortie : 22 Mai 2006
Réalisé par Nanni Moretti
Avec Silvio Orlando, Margherita Buy, Daniele Rampello
Film italien.
Genre : Comédie
Durée : 1h 52min.

Bac Films

Producteur en faillite professionnelle et sentimentale, Bruno Bonomo, ayant beaucoup lutté contre la "dictature" du cinéma d'auteur avec ses films de série Z, n'arrive pas à financer une nouvelle superproduction fauchée, "Le Retour de Christophe Colomb". Empêtré dans ses dettes, ses faiblesses, son mariage en fin de course, ses enfants sans repères, Bruno perd pied. Son chemin va croiser celui d'une jeune réalisatrice qui lui apporte un scénario, "Le Caïman". Il s'aperçoit bientôt qu'il s'agit d'une biographie de Berlusconi. Il doit monter l'affaire, trouver l'acteur principal tout en essayant de recoller les morceaux de son couple. Commence alors à naître en lui un nouvel élan vital : celui de l'affirmation de sa dignité. Comme par enchantement, ce faiseur de navets va se battre avec pour seules armes les convictions d'une cinéaste débutante et ses ultimes biens matériels.

Le genre : chronique d'un pays désorienté

Bruno n'aime pas les films de gauchistes, Bruno a voté Berlusconi. Et pourtant Bruno va se battre pour que la jolie Teresa puisse réaliser Le caïman, film politique sur la vie du mafieux ex-président du Conseil italien. Le contexte de la dernière pépite du formidable Nanni Moretti est donc fort intéressant, avec une mise en abyme (film dans le film) intelligente, d’abord parce que l'on se rend compte des épreuves à passer pour pouvoir tourner (convaincre la maison de production, trouver des acteurs, des lieux de tournage etc.) ensuite parce qu’il montre ce qui se joue de cinématographique dans l’exercice du pouvoir et dans la société de manière générale. Le caïman est un film politique et une comédie, une œuvre engagée et une chronique sur la petite vie d'un producteur lambda (des scènes en famille souvent très drôles et touchantes). Cette double nature, cette ambiguïté pourrait desservir le film, mais au contraire Nanni Moretti fait de son Caïman une petite perle d'humour et de sarcasme. Les acteurs sont tous excellents (Silvio Orlando et Jasmine Trinca en tête) et servent le sujet avec malice et humanité. Chronique de l'Italie d'aujourd'hui, le film montre des hommes et des femmes normaux avec leurs préoccupations quotidiennes, mais dont certains savent encore se scandaliser et se rebeller contre ce que d'autres préfèrent oublier (« tout le monde le sait »). Comme Teresa, qui montrera à Bruno que le cinéma n'est pas que divertissement (il abandonnera son projet, Le retour de Colomb, film en costume !). Bruno symbolise cette Italie qui s'éveille enfin, mais un peu tard, aux aberrations du pouvoir et de la finance. Le sérieux du sujet n'exclue pas que l'on rit beaucoup (souvent jaune, notamment des quelques vidéos du vrai Berlusconi...). Film simple, touchant, drôle, Le caïman est un des grands oubliés du palmarès du festival de Cannes 2006.


Elio de Capitani . Bac Films

Jasmine Trinca et Silvio Orlando. Bac Films


Publié dans : Nouveautés
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Dimanche 4 juin 2006 7 04 /06 /Juin /2006 11:18

Date de sortie : 23 Juin 1999
Réalisé par Larry & Andy Wachowski
Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss
Film américain.
Genre : Fantastique, Action
Durée : 2h 15min.



Programmeur anonyme dans un service administratif le jour, Thomas Anderson devient Neo la nuit venue. Sous ce pseudonyme, il est l'un des pirates les plus recherchés du cyber-espace. A cheval entre deux mondes, Neo est assailli par d'étranges songes et des messages cryptés provenant d'un certain Morpheus. Celui-ci l'exhorte à aller au-delà des apparences et à trouver la réponse à la question qui hante constamment ses pensées : qu'est-ce que la Matrice ? Nul ne le sait, et aucun homme n'est encore parvenu à en percer les defenses. Mais Morpheus est persuadé que Neo est l'Elu, le libérateur mythique de l'humanité annoncé selon la prophétie. Ensemble, ils se lancent dans une lutte sans retour contre la Matrice et ses terribles agents...

Le genre : SF intelligente

Idée de départ absolument géniale : le monde dans lequel nous vivons n'est qu'une illusion, créée par les machines pour mieux nous asservir. C'est la Matrice. Matrix : une grosse production américaine, certes, mais remplie de multiples sous-entendus et références : littéraires (Alice au pays des merveilles), philosophiques (Platon : la réalité n'est pas celle que l'on croit ; il faut se défaire de ses illusions), et même politiques (on nous fait croire à un monde, pour que nous ne réalisions pas que nous sommes des esclaves). À ne pas trop prendre au sérieux quand même ! C'est cette ambiance particulière du film qui prime : musique électro ou hard-rock, costumes de cuirs devenus cultes... Le beau Keanu Reeves est plus que crédible en Néo, figure archi classique (mais revisitée avec malice) de l'anonyme qui se découvre soudain Élu devant accomplir une quête. Les scènes d'action sont tout simplement anthologiques. Et novatrices : jamais vu ça avant, jamais verra ça après. Ce n’est absolument pas crédibles mais justement, le spectateur ne peut que mieux se prendre au jeu de ces scènes qui se parodient presque elles-mêmes : ça grimpe sur les murs, ça saute à 20 mètres, ça se tord pour éviter les balles, ça les arrête même de la main (facile, la Matrice n'est pas la réalité !). Et puis on pense aux westerns, aux films de kung-fu : Matrix fait travailler les méninges, mine de rien ! Le scénario, récit initiatique de prise de conscience de la réalité, est haletant (j'accorde qu'on a un peu de mal à tout saisir, la première fois !). À la fin, on a terriblement envie de savoir la suite : malheureusement, Matrix Reloaded et Matrix Revolutions sont d'une nullité sans nom, surtout en comparaison avec ce premier opus. Quelle mouche a piqué les frères Wachowski ? N'y pensons pas, et revoyons cette œuvre SF déjà culte avec une délectable fascination enfantine...



Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss.



Publié dans : Classiques
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