Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 23:01
Date de sortie : 30 Octobre 2002
Réalisé par Paul Greengrass
Avec James Nesbitt, Tim Pigott-Smith, Nicholas Farrell
Film britannique, irlandais.
Genre : Drame
Durée : 1h 47min.



Le dimanche 30 janvier 1972, à Derry, en Irlande du Nord, Ivan Cooper est l'organisateur d'une marche pacifique pour l'égalité des droits entre catholiques et protestants, farouchement déterminés à éviter toute violence entre les différents protagonistes. Mais malgré son dialogue avec les autorités unionistes et ses tentatives de négociation avec les forces de l'ordre britanniques, la manifestation se transforme en émeute : treize personnes sont tuées par l'armée. Cette journée, désormais inscrite dans l'Histoire sous le nom de Bloody Sunday, marque le début de la guerre civile.

Le genre : immersion totale

De ce dimanche sanglant resté dans l'histoire comme un coup donné à tous les combats non-violents pour la justice, Paul Greengrass (La Mort dans la peau, Vol 93) nous livre une vision crue et violente. Filmé de façon quasi-documentaire, caméra à l'épaule, dans un souci honorable de réalisme, Bloody Sunday s'attache aux pas de quelques acteurs de cette journée historique, un député idéaliste, un jeune homme rebelle et un groupe de militaire apeuré par la foule. L'interprétation de tous les acteurs (dont James Nessbit), emprunte d'authenticité, est remarquable. Cette dose d'humanité insufflée au film est salutaire, elle fait contrepoids à la mise en scène torturée, au montage sec et serré, aux plans-séquences courts et percutants qui nous plongent d'emblée dans l'horreur. On ressent profondément la panique, l'urgence, la terreur. La dénonciation des méthodes ultra-violentes de l'armée est le propos du film, dont la sincérité est flagrante, mais n'est jamais naïve ou simpliste. Greengrass s'interroge sur les raisons de la violence, sa nécessité parfois, sa cruauté toujours. Le cinéaste décrit lui-même son film comme "l'histoire d'une défaite" : celle d'un combat, celle de la justice, celle de l'idéalisme aussi. Témoignage historique d'une incroyable précision qui transpire la vérité, Bloody Sunday est aussi un film véritablement bouleversant qui n'hésite pas à approcher au plus près la souffrance et la cruauté, l'absurdité des conditions, le drame de la guerre. Aussi, quand défile le générique et que retentit le célèbre tube de U2 Sunday Bloody Sunday, on ne peut retenir un frisson de terreur et quelques larmes de dépit.

Haut et Court

Haut et Court


Partager cet article

Repost 0
Published by lucyinthesky4 - dans En bref
commenter cet article

commentaires

  • : Goin' to the movies
  • Goin' to the movies
  • : Blog de critiques cinéma d'Anna M. «Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même.» (George Cukor)
  • Contact

GOIN' TO THE MOVIES

Blog de critiques cinéma d'Anna M.

«Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même.» (George Cukor)

Recherche