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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 22:00


Le premier long-métrage de Robert Zemeckis est un comédie teen qui se déroule en 1964, en pleine Beatlemania, le jour où les Beatles débarquent pour la première fois aux États-Unisafin de jouer au Ed Sullivan Show. Un groupe d'amies décide de prendre la route pour apercevoir de plus près leurs idoles. I wanna hold your hand est un film très rythmé, plutôt drôle et foncièrement sympathique. Zemeckis est avant tout un bon scénariste et il le prouve déjà avec ce récit simple et alerte qui commence en road movie pour finir en récit plus ou moins initiatique.

Comme dans tout teen movie qui se respecte, on y croise les figures classiques des ados : la surexcitée de service, le geek (ici, il collectionne entre autres les morceaux de gazon sur lesquels les Beatles ont marché), le rebelle, celle qui se prend pour une grande etc. Même si des couples vont immanquablement se former, il n'est en revanche absolument pas question de sexualité adolescente. La scène où Nancy Allen se retrouve seul dans la chambre d'hôtel vide des Fab Four et pousse des cris d'extase en caressant le manche de la basse Hofner de Paul (!) offre alors un contraste assez saisissant. Cela reflète bien la sorte d'exaltation libératrice qu'il y avait pour la jeunesse (et notamment les jeunes filles) de l'époque à écouter les Beatles, dont la musique sera au final source d'émancipation pour l'un des héroïnes.



L'humour parfois un peu lourd tient généralement du slapstick (on se tape dessus, on se bouscule dans des foules de jeunes filles hurlantes), ce qui convient finalement bien à l'esprit de la Beatlemania. Les clins d'œil aux chansons du groupe sont nombreux. La bande son offre dix-sept morceaux des Fab Four de la période de leurs deux premiers albums (Please please me, I want to hold your hand, She loves you, Twist and shout, From me to you pour les plus connus). On ne voit jamais les Beatles que sur des images d'archive de leur premier séjour aux États-Unis. Le reste du temps, s'ils apparaissent, on ne voit que leurs pieds, leurs instruments, ou bien on les entend parler (avec de très caricaturaux accents british !). Le mythe reste inaltéré.

Délire truculent et assez charmant, le film échoua pourtant à sa sortie et reste encore de nos jours relativement méconnu. Zemeckis reviendra bientôt aux Beatles puisqu'il sera aux manettes du remake motion capture de leur dessin animé psychédélique Yellow submarine.



À voir aussi sur le blog :
Film de Robert Zemeckis : Retour vers le futur


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Published by lucyinthesky4 - dans Derrière les fagots
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