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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 21:40
Date de sortie : 15 Avril 1998
Réalisé par Francis Veber
Avec Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster, Catherine Frot, Daniel Prévost
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 20min.

Gaumont

Tous les mercredis, Pierre Brochant et ses amis organisent un dîner où chacun doit amener un con. Celui qui a trouvé le plus spectaculaire est declaré vainqueur. Ce soir, Brochant exulte, il est sur d'avoir trouvé la perle rare, un con de classe mondiale: Francois Pignon, comptable au ministère des Finances et passionné de modèles réduits en allumettes. Ce qu'il ignore c'est que Pignon est passe maître dans l'art de déclencher des catastrophes.

Le genre : pas con

Un film vraiment vraiment drôle qui n'a rien perdu de son pouvoir comique. Le dîner de cons possède beaucoup de l'esthétique théâtral (il est d'ailleurs adapté d'une pièce) : décors quasi uniques dans lesquels les personnages se croisent, sobriété de la mise en en scène, dialogues volontairement forcés... et cela lui réussit bien. Cet aspect ne nuit en rien, au contraire, au suivi de l'intrigue, et à la cocasserie des situations et l'enchaînement de répliques toutes plus cultes les une que les autres ("Allez l'OM, allez l'OM, allez !", "Je suis avec la femme de mon contrôleur fiscal !", entre autres...). En fait, Le dîner de cons est l'héritier du vaudeville à l'ancienne. Un contrat nettement rempli. Car, qu'on le veuille ou non, ce film est une des comédies françaises les plus réussies de ces dernières années. L'intrigue simple mais irrésistible permet la mise en place de situations au potentiel comique remarquable, soutenues par des des comédiens très énergiques. Ils rivalisent tous de cabotinage, s'appuyant sur la gestuelle, les déplacements, les éclats de voix pour faire naître le rire. Lhermitte est dans LE rôle qui lui convient (un bourgeois snob et fier mais assez con), Catherine Frot en nymphomane est très drôle, Francis Huster est touchant et Daniel Prévost toujours aussi cinglé. Mais c'est bien sûr le brillant Jacques Villeret qui a le plus de mérite : il réussit parfaitement à incarné la connerie à son degré le plus élevé, le néant de l'abrutissement, la beaufitude absolue. Une prestation jubilatoire. Le film n'est pas exempt d'un propos pas bête et très amer sur la connerie humaine en général, symbolisée à la fois par l'abrutissement niais de Villeret et la satisfaction condescendante de Lhermitte. Le dîner de cons reste du théâtre de boulevard filmé (plutôt platement au demeurant, mais là n'est pas vraiment l'important) et ne prétend pas être plus, ce qui en fait une vraie réussite dans son genre, dont les multiples rediffusions télé n'effacent pas l'efficacité comique.

Jacques Villeret. Gaumont

Jacques Villeret. Gaumont


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Published by lucyinthesky4 - dans En bref
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commentaires

koidxoà 69 16/10/2008 23:42

c très bon comme film

Manuelle 18/12/2007 22:59

Innoubliable Jacques Villeret. Il manque déjà...

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