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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 18:06

Comédie musicale de George Cukor
Avec Judy Garland, James Mason
1950
Durée : 2h50 
 

Norman Maine, acteur vieillissant et alcoolique, decele en Esther Blodgett, une jeune chanteuse, un talent qui ne demande qu'a s'epanouir. Mais Norman, marie a Esther, etoile naissante de la comedie musicale, supporte mal le succes de sa femme et se remet a boire.

Le genre : la face cachée de la gloire

Un très beau film qui gagne en émotion et devient de plus en plus captivant à mesure qu'il avance et dévoile son versant tragique. Ce classique, dont certaines scènes évoquent Chantons sous la pluie (tourné deux ans plus tôt), nous montre une autre face d'Hollywood et de la célébrité en général : comment tout cela peut mener à terme à la destruction d'un homme. L'action met beaucoup de temps à s'installer (la rencontre de Norman et Esther, cette dernière est embauchée dans les studios où il travaille, son début de succès etc.). C'est souvent drôle mais on se demande au départ quel est le sujet réel du film. Cependant plus la fin approche et plus Une étoile est née, en devenant un drame musical, devient saisissant de beauté et d'émotion. Certaines scènes sont particulièrement touchantes et, sans être larmoyantes du tout, touchent avec justesse le malheur des personnages et leur sentiment d'être perdus. Le dernier quart d'heure du film est pour moi sublime, on se sent réellement en empathie avec les personnages et leurs souffrances. Judy Garland est exquise, parfaite et ce personnage lui colle à peau. Peut-être le rôle de sa vie. James Mason, tant dans ses scènes alcoolisées que dans son interprétation du malaise et de la profonde tristesse de Norman Maine, est aussi parfait, très juste. Chose bien évidemment primordiale pour un musical : la musique est excellente, et si la séquence Born in a trunk (d'ailleurs non réalisée par Cukor et rajoutée par les studios) est un peu longuette, on assiste à des numéros vraiment parfaits tels que Somewhere there's a someone, très drôle et rythmé, mais aussi et surtout The man that got away, chantée dans un cabaret désert, où la légendaire voix de Judy nous parvient dans toute sa splendeur. 2h50 qui passent en réalité très vite, pour ce film bouleversant sur la tragédie hollywoodienne.





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Published by lucyinthesky4 - dans Classiques
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commentaires

whiplash solicitor 10/08/2011 04:24

Thanks for the posts you have here. I have been updated from the latest information for as long as I can remember. I hope you would not get tired on posting great updates here.

Valantin 27/06/2006 20:08

Pas d'accord"et si la séquence Born in a trunk (d'ailleurs non réalisé par Cukor et rajoutée par les studios) est un peu longue et parfois ennuyeuse" Je ne suis absolument pas d'accord, c'est une des séquences les plus intéressantes du film, il ne faut pas s'arrêter à une première projection, les chansons Swanee, Peenuts etc... sont toutes géniales ! Regardez le film une seconde fois, vous ne verez peut-être pas cette séquence sous le même oeil.

barish 10/05/2006 17:38

Un grand filmj'ai adoré le passage ou elle danse façon bresilienne , africaine... et j'ai eu de la peine pour elle lors de la remise de son oscar

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