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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 14:23

CYCLE ARTHURIEN 8/10

Avec Quest for Camelot (1998), on ne peut pas dire que la Warner ait révolutionné le dessin animé. Cette histoire située dans le cadre du légendaire Camelot s'inspire vaguement de la légende pour broder sur une histoire assez banale. Ici, les héros du mythe arthurien original sont quasi-absents : Arthur est un personnage secondaire, figure tutélaire du bon roi qui souhaite instaurer la paix en son royaume, Merlin apparaît quelques minutes... et c'est tout. Les personnages de l'histoire sont donc de pures inventions. Le meilleur chevalier n'est pas Lancelot ou Perceval, c'est Sir Lionel, le père de l'héroïne. Le méchant de l'histoire n'est pas Mordred ou Méléagant, c'est Sir Ruber...

Difficile de commenter ce film tant il est d'une banalité à toute épreuve. Il semble s'efforcer de remplir toutes les cases nécessaires à la confection d'un dessin animé « potable ».
- Une héroïne auquel les jeunes spectateurs peuvent s'identifier : check ! Kaysey est une jeune fille simple, dont le père décède prématurément, et qui cherche un sens à sa vie : elle aspire à devenir chevalier (chevalière?) comme lui.
- Une intrigue en forme de récit initiatique : check ! Comme l'indique son titre, Quest for Camelot est le récit d'une quête (récupérer Excalibur des mains de Ruber et la rendre à son possesseur légitime, le bon roi Arthur). Bien sûr, c'est aussi  métaphoriquement un parcours ultra classique d'émancipation pour l'héroïne, qui quitte la ferme et sa mère pour la « vraie vie » de Camelot.
- Une histoire d'amour : check ! Dans la forêt, Kaysey rencontre un jeune ermite aveugle, qui retrouvera bientôt, à son contact, goût à la vie et à la chevalerie. Le récit est terriblement attendu.
- Quelques personnages secondaires marrants : check ! Comme dans beaucoup de dessins animés, les personnages principaux sont un peu fades, et l'on trouve son bonheur dans l'humour déployé ici par un dragon à deux têtes qui se disputent sans cesse.
- Des chansons bien mieilleuses : check ! Deux ou trois bonnes chansons composées par Patrick Doyle, mais celle-ci sont gâchées par l'insupportable mièvrerie des interprètes vocaux.

Bref, Quest for Camelot n'est qu'une succession de lieux communs un peu lassants. Un certain savoir-faire a clairement été investi là-dedans, ce qui permet au film de se regarder sans déplaisir, mais enfin... L'académisme du dessin animé (en mode « Disney en petite forme ») dans toute sa splendeur !




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Published by lucyinthesky4 - dans Derrière les fagots
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clovis simard 29/01/2012 20:24

Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-15, THÉOREME EXCALIBUR.- La voie des souffrances ?.

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