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25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 18:18
Date de sortie : 22 Novembre 2006
Réalisé par Richard Linklater
Avec Catalina Sandino Moreno, Greg Kinnear, Wilmer Valderrama
Film américain, britannique.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 54min.



Don Henderson a un vrai problème. Il est responsable marketing de la chaîne des Mickey's Fast Food Restaurants, et de la viande contaminée a été découverte dans les stocks de steaks surgelés du fameux Big One, le hamburger vedette de la marque. Quittant ses confortables bureaux de Californie du Sud, il va découvrir les abattoirs et leurs employés immigrés, les élevages surpeuplés et les centres commerciaux de l'Amérique profonde et que ce sont les consommateurs qui se font bouffer par l'industrie du fast food et non l'inverse !

Le genre : et bon appétit bien sûr !

Vous ne regarderez plus jamais votre hamburger de la même façon... Fast Food Nation est un docu-fiction plutôt bien fait. L'aspect fictif du film (on n'est ni chez McDo, ni chez Burger King, mais chez Mickey's...) n'est en rien un obstacle à l'impression de réalisme qui s'en dégage. On sent la documentation importante et la volonté de dire haut et fort une vérité assez dramatique : l'horreur que constitue l'industrie du fast-food au Etats-Unis, tant au niveau de la qualité de la nourriture (there's shit in the meat : c'est si surprenant que ça ?) que du traitement infligé aux travailleurs (salaires de misère, conditions exécrables...). Les personnages de ce film choral se croisent sans se reconnaître, prisonniers qu'ils sont d'un monde idéologiquement ou matériellement hermétique. Certains d'entre eux, comme un couple d'immigrés mexicains ou encore une jeune employée de fast-food passant à la rébellion, emportent l'adhésion de spectateur qui ne peut que se désoler du triste sort qui leur est réservé. Fast Food Nation montre sans détours la tragédie de l'industrie de la restauration rapide, qui renvoie de manière plus générale à la tragédie américaine et mondiale, celle de la dictature de la productivité à outrance qui sacrifie des vies humaines sur l'autel de la rentabilité. L'humour est présent, mais si l'on rit, c'est plutôt jaune : certains propos sont d'un cynisme écœurant (cf Bruce Willis, très à l'aise dans le rôle d'un salaud de première...). A la fin du film, à notre grand désespoir, rien n'a évolué et les espoirs de tous sont déçus (parce que personne ne s'indigne, parce que la révolte n'a pas marché, parce qu'on doit accepter d'être humilié pour parvenir à survivre). Cette fin certes décevante mais évidemment réaliste dit cette cuisante réalité : on s'habitue à tout. D'indigné, on devient blasé, puis résigné. Triste constat auquel il convient de tenter de remédier. Fast Food Nation est comme la première étape d'un processus éventuel de contestation de la logique marchande.

Catalina Sandino Moreno et Wilmer Valderrama. La Fabrique de Films

Ashley Johnson. La Fabrique de Films


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Published by lucyinthesky4 - dans Nouveautés
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whiplash solicitor 08/08/2011

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