Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 14:00
Date de sortie : Décembre 1971
Réalisé par Gérard Oury
Avec Louis De Funès, Yves Montand, Alice Sapritch
Film français.
Genre : Comédie, Historique
Durée : 1h 53min.



Don Salluste profite de ses fonctions de ministre des Finances du roi d'Espagne pour raqueter le peuple. Mais la Reine qui le déteste réussit à le chasser de la cour. Ivre de vengeance, il décide de la compromettre. Son neveu Don César ayant refusé de se mêler du complot,c'est finalement le valet de Don Salluste, Blaze, transi d'amour pour la souveraine, qui tiendra le rôle du Prince charmant. Malheureusement à force de quiproquos, il ne parvient qu'à s'attirer les faveurs de la peu avenante Dona Juana.

Le genre : farce inusable

Ba ouais, c’était la première fois que je le voyais ! Je viens de combler l’une de mes incultures manifestes en matière de cinéma populaire français. Il m’en reste encore un certain nombre, malheureusement elles ne font pas partie de mes priorités. Car si La folie des grandeurs est un divertissement de qualité, j’avoue que j’avais espéré m’amuser beaucoup plus que cela. Immense succès au box-office français en 1971, le film est avant tout à voir pour le duo Louis de Funès – Yves Montand, qui fonctionne à merveille. Ce dernier pourtant a failli ne pas être de l’aventure, puisqu’il remplace ici au pied levé Bourvil, décédé quelques jours avant le début du tournage. Les deux compères s’en donnent à cœur joie dans les rôles de Don Sallustre et de son valet Blaze. L’un tout en grimaces méchantes et gesticulations pathétiques, l’autre séduisant et nonchalant, sont le cœur du film, et la source de presque tous les éclats de rire. Ceux-ci, pourtant, ne sont pas aussi nombreux que prévu. La folie des grandeurs m’est apparue une farce maîtrisée, mais manquant de folie. Assez librement inspiré de l’intrigue du Ruy Blas de Victor Hugo, le scénario, vif et malicieux dans la première heure, a tendance à s’essouffler, et avec lui les rires et l’attention du spectateur. On assiste bien évidemment à d’excellents gags (le stratagème mis en place par de Funès pour signaler à Blaze que ses pas de flamenco lui tapent sur le système), ainsi qu’à des répliques mémorables : « C’est l’or, il est l’or, l’or de se réveiller, monseignor »… Par la suite, c’est moins le cas, les sujets de rigolade ne se renouvelant pas assez à mon goût. Le strip-tease d’Alice Sapritch est particulièrement poilant, c’est vrai, mais rire parce qu’elle est moche finit franchement par être lassant. On se surprend à vouloir que le film garde son aspect de drame et d’épopée qui avait d'emblée séduit, mais il l’abandonne au profit d’un burlesque plus lourd. Cependant, le succès du film est tout à fait compréhensible, car La folie des grandeurs reste une oeuvre drôle et singulière, traitant son sujet avec une originalité et un sens de la situation indéniables. L’excellente musique de Michel Polnareff ajoute à la curieuse ambiance de western spaghetti qui se dégage de certaines scènes, dans le désert d’Espagne notamment. Il faut voir cette comédie délirante, d’abord parce que beaucoup apprécient à l’évidence beaucoup plus que moi cet humour, ensuite parce qu’elle fait partie d’un pan non négligeable de la culture cinématographique française. Reste un goût d’inachevé pour ma part. Décidément, je suis très peu sensible à ce genre de films. Ce qui ne m’empêchera pas de rendre hommage au regretté Gérard Oury, qui a su avec un grand talent produire un cinéma comique énergique, populaire et intemporel.




Partager cet article

Repost 0
Published by lucyinthesky4 - dans En bref
commenter cet article

commentaires

whiplash solicitors 09/08/2011 05:27

I like it very much especially the information you have putted here is like training. Keep the blog up to date. Thanks a lot!

Dorothy 30/12/2007 17:10

Très bonne critique......comme à l'habitude! Je partage d'ailleurs ton avis par rapport à cette comédie française: un bon moment, mais certainement pas la meilleure du genre (je lui préfère amplement 'Le corniaud' ou 'La grande vadrouille', pour rester dans les réalisations d'Oury).

Je profite de ce message pour te souhaiter une excellente année 2008, que j'espère pleine de nouvelles découvertes! Bonne continuation en tout cas, et à bientôt!

  • : Goin' to the movies
  • Goin' to the movies
  • : Blog de critiques cinéma d'Anna M. «Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même.» (George Cukor)
  • Contact

GOIN' TO THE MOVIES

Blog de critiques cinéma d'Anna M.

«Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même.» (George Cukor)

Recherche