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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 21:00
Date de sortie : 21 Octobre 1987
Réalisé par Stanley Kubrick
Avec Matthew Modine, Vincent d'Onofrio
Film américain.
Genre : Guerre, Drame
Durée : 1h 56min.



La guerre du Viêtnam. Première partie : de jeunes recrus sont formés dans un camp d'entraînement pour aller combattre au . Leur instructeur est tué par l'un d'eux qui se donne ensuite la mort. Puis, sur le terrain, après une longue attente, le soldat Guignol, journaliste de terrain, se retrouve au milieu d'un combat. Des soldats sont tués au cours d'une mission par un tueur isolé qui est finalement abattu. C'est une adolescente.

Le genre : définitif

Un choc. Ce film lent et traumatisant, à l'esthétique épurée, est un absolu chef-d'oeuvre. Dès les premiers instants, estomaquée, les yeux exorbités, j'ai regardé les futurs GI Guignol, Baleine, Cow-boy et les autres subir les traitement pour le moins humiliants de l'ignoble sergent Rafterman. Une première partie truffée de scènes et répliqes cultes (les hurlements du sergent...), et tout simplement magistrale, impitoyable, vidée de tout jugement mais teintée d'un humour cynique et noir particulièrement grinçant. Le ton est donné dans cet épisode, presque plus horrible que la guerre elle-même, où l'on perçoit l'humiliation, la peur, l'aliénation que constitue ce milieu militaire. Les GI sont véritablement "born to kill" et on le leur fait comprendre, on les transforme en machine de guerre, des robots vengeurs capables coûte-que-coûte de massacrer la racaille communiste. Une fois le lavage de cerveaux terminé, on envoie les bêtes à tuer sur le terrain et ce qu'il reste de leur humanité va disparâitre peu à peu devant le spectacle de la vraie guerre. Ceci n'est pas un jeu... On entre alors dans un film de guerre certes plus classique mais tout aussi percutant. La violence des combats n'est que très peu explicitée, ce qui rend d'autant plus violent les instants où les balles fusent, où le sang coule et où l'absurdité et l'horreur de la guerre nous parviennent dans toute leur évidence. D'une sobriété exemplaire, la mise en scène de Stanley Kubrick est un modèle d'efficacité : la caméra balaie sans compassion ni artifice les visages déchirés, les corps souffrants et le non-sens de leur situation. La génial BO, composée de morceaux yéyé ou rock des sixties (Nancy Sinatra, Rolling Stones, Dixie Cups, Sam The Sham etc.), résonne elle aussi comme férocement ironique. L'absence de message explicite, le réalisme des images, le charisme des interprètes font de Full Metal Jacket un des plus grands films de guerre de tout le temps. Full Metal Jacket, un regard impitoyable sur notre temps (au delà de la guerre du Viêtnam, sur la société occidental, sur l'Amérique, sur le désir de puissance etc.), mettant en relief les absurdités et les contradictions au coeur de tout un chacun. Brillant et indispensable.





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Published by lucyinthesky4 - dans Classiques
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