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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 22:00
1988
Réalisé par John Waters
Avec Sonny Bono, Ruth Brown, Divine
Film américain.
Genre : Comédie
Durée : 1h 36min.

Collection Christophe L.

Pour connaître les dernières danses à la mode et être dans le coup, tous les jeunes gens se précipitent après l'école pour regarder le "Corny Collins Show" à la télé. Tracy, qui a la coiffure la plus volumineuse du quartier mais se trouve un peu grosse, époustoufle tout le monde par sa façon de danser le madison. Elle est finalement sélectionnée par le jury du show. Même ses parents sont fiers parce qu'ils font ainsi partie du "show-biz". Mais des rivalités et des jalousies surgissent !

Le genre : musical

Un film vraiment sage, apparemment très éloigné des délires typiques de John Waters, tels Pink flamingos ou Desperate Living. Hairspray est une parodie plutôt efficace des films de teenager des années 60. Dans le Baltimore du début des sixties, une bande d’amis va bouleverser la petite vie bien rangée de l’Amérique puritaine. Avec ce musical sur fond de ségrégation raciale, Waters abandonne la provocation pour s’amuser un moment avec un musical délirant et plus accessible au commun des mortels que ses réalisations précédentes. Les seules extravagances qu’il se permet sont visibles dans les costumes, et surtout dans les coupes de cheveux des actrices. Les chansons et les chorégraphies sont très réussies, dans le plus pur esprit kitsch des sixties. L’air de rien, derrière ses airs rangés et lisses, Hairspray écorche avec une jouissance visible les coincés, les racistes, les intolérants, bref les « braves gens » de ces Etats-Unis éternellement puritains. L’interprétation pleine d’autodérision donne au film un crédit indéniable. Hairspray est de plus la dernière collaboration de John Waters et de son acteur fétiche, Divine (travesti pour l’occasion !) qui mourra quelques années plus tard. Le rôle sera repris en 2007 par John Travolta, dans un remake légèrement supérieur à cette version originale : plus rythmé et dont la forme est sans doute plus adaptée à son sujet que les excentricités de John Waters, qui semble un peu gêné par un film qui lui correspond peu. Deux ans plus tard pourtant, en 1990, dans une nouvelle comédie musicale, Waters, bien que très assagi, retrouvera un peu de sa verve et de son « goût du mauvais goût » avec le réjouissant Cry-baby, qui fera découvrir au monde le talent du jeune Johnny Depp.



À voir aussi sur le blog
Films de John Waters : Cry-baby


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Published by lucyinthesky4 - dans Derrière les fagots
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