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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 10:36
Date de sortie : 17 Janvier 2007
Réalisé par Laurent Boutonnat
Avec Gaspard Ulliel, Marie-Josée Croze, Albert Dupontel
Film français.
Genre : Aventure
Durée : 2h 30min.



1815. Jacquou, jeune paysan du Périgord, vit heureux avec ses parents. Par la faute d'un noble cruel et arrogant, le comte de Nansac, il devient orphelin et misérable. Jurant de se venger, Jacquou va grandir et s'épanouir sous la protection du bon curé Bonal qui le recueille. Grâce à des amis sûrs et à Lina, une jeune fille patiente et lumineuse, il deviendra en quelques années un jeune homme déterminé et séduisant. Il saura transformer son désir de vengeance en un combat contre l'injustice, et prouver qu'un simple croquant n'est pas dénué de grandeur.

Le genre : trop c'est trop

Nous nous trouvons ici devant le cas étrange d'un film dont il aurait fallu coupé une bonne moitié... En effet, le principal défaut de ce Jacquou le Croquant est sa longueur désespérante, qui crée bien souvent l'ennui. La première partie du film, l'enfance de Jacquou, dure une éternité, mais il ne se passe pas grand chose. On passe alors son temps à se demander "Quand est-ce qu'Ulliel arrive ?". Quand il est là, cela s'améliore un peu, le scénario se fait plus intéressant mais on reste dans le même ton légèrement insupportable : belles images, certes, belle reconstitution historique, mais la mise en scène en fait vraiment trop. Laurent Boutonnat, réalisateur de nombreux clips de Mylène Farmer, a encore des réflexes de clippeur qui donnent de la lourdeur à son film : plans insistants, ralentis à outrance, et surtout profusion de musique. Chaque moment un peu émouvant est noyé sous des montagnes de violons. La musique (écrite par Boutonnat lui-même) est certes réussie mais elle gâche l'émotion qui aurait pu surgir de quelques beaux moments. Le scénario ne restitue que trop peu l'esprit de révolte de Jacquou, qui au bout du compte ressemble plus à un Jack Bauer de la paysannerie française (il se sort de situations impossibles !) qu'à un révolutionnaire désespéré. Autre problème majeur : la direction d'acteur assez catastrophique. Presque personne ne semble être dans le ton : Marie-Josée Croze et Albert Dupontel au début du film sont très moyens, Bojana Panic dans le rôle de la Galiote est vraiment à côté. Cela ferait presque paraître exceptionnel un Ulliel plutôt correct mais sans plus. Olivier Gourmet quant à lui est le seul à être vraiment bon, mais cela ne surprendra personne. Alors certes, Jacquou le Croquant n'est pas un absolu navet, il se laisse regarder (si on a du temps à perdre, quand même...), offre un ou deux beaux passages (Papa au tribunal, une scène de danse pas trop mal), mais dans l'ensemble c'est l'ennui qui prime devant ce grand projet en lequel personne, à part Boutonnat peut-être, n'a semblé vraiment croire.

Gaspard Ulliel. Pathé Distribution




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Published by lucyinthesky4 - dans Nouveautés
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