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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 12:21
Date de sortie : 28 Juillet 1993
Réalisé par Harold Ramis
Avec Bill Murray, Andie MacDowell, Stephen Tobolowsky
Film américain.
Genre : Comédie, Romance, Fantastique
Durée : 1h 43min.



Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l'on fête le "Groundhog Day" : "Jour de la marmotte". Dans l'impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d'intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu'il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février...

Le genre : on recommence ?

Une remarquable comédie, métaphore de l'existence prenant appui sur la vie monotone d'un journaliste télé légèrement misanthrope qui subit le supplice infernal de revivre sans cesse la même journée, quoi qu'il fasse. Brillante comédie dotée d'un point de départ délicieusement absurde (la perspective déprimante de revivre à l'infini le jour de la marmotte, toujours réveillé par I got you babe) et menée avec un rythme sans faille, Un jour sans fin offre à Bill Murray le rôle de sa vie. Celui-ci manie l'humour noir et le cynisme à la perfection et sait interpréter une palette d'émotions énorme : tour à tour drôle, blasé, excité, dépressif, amoureux. Il est à l'image du film, à la fois léger et profond, intelligent et déjanté. Au premier degré comme au centième, Un jour sans fin est une réussite totale qui accomplit parfaitement le défi d'être une comédie hilarante truffée de gags et de répliques à tomber par terre autant qu'un film métaphysique sur la nature du temps et l'existence humaine, et une formidable leçon d'humanité. Le film construit des parallèles entre les jours qui se répètent sans jamais être monotone, créant un déphasage comique de haut niveau et un écho chez le spectateur, qui se trouve enchaîné lui aussi au désarroi du personnage. Ce montage particulièrement brillant est un des ingrédients de la "cultitude" du film. Harold Ramis fait pour son dénouement le choix du romantisme, avec une puissante métaphore de la capacité de l'amour à changer le cours d'une vie. Mais ce n'est que lorsque Phil aura laissé tomber les stratagèmes de séduction, les tentatives d'être parfait aux yeux de Rita (charmante Andie MacDowell) et qu'il s'abandonnera en s'endormant dans ses bras que le cours du temps pourra reprendre. Hymne parfait au naturel, mais toujours teinté d'un humour noir irrésistible, Un jour sans fin est LA comédie des années 90, un chef-d'œuvre d'une intelligence rare et d'un raffinement surprenant. A voir et à revoir... à l'infini !




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Published by lucyinthesky4 - dans Classiques
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