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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 11:00

J'ai regardé cet hallucinant nanar pour une seule raison : la présence dans le rôle principal de Ringo Starr (le Beatle préféré de Zooey Deschanel dans (500) jours ensemble, eh oui). Et aussi le plaisir de parler ici d’un film totalement incongru et inconnu. L’homme des cavernes est un film comme on n’en fait (heureusement) plus, une kitscherie préhistorique d’un mauvais goût rarement atteint dans l’histoire de l’humanité. Il raconte les mésaventures du loser Atouk (Ringo Starr) et de son rival le macho poilu Tonda (John Matuszak), qui se disputent l’amour de Lana (Barbara Bach) et le leadership dans la tribu. Inutile de dire que cela n’a guère d’intérêt.

Le réalisateur Carl Gottlieb n’a quasiment rien fait d’autre de sa vie, à l’exception notable des scénarios des trois Dents de la mer et d’un alléchant film à sketch, Cheeseburger film sandwich, co-réalisé avec John Landis et Joe Dante, deux cinéastes clairement plus doués que lui, que ce soit pour la série B ou pour la comédie. Pour l’anecdote, c’est sur le tournage de ce non-film que Ringo rencontra Barbara Bach, ex James Bond girl et sa future épouse. On y découvre aussi Dennis Quaid jeune. Leurs prestations ne sont pas de nature à relever le niveau du film. On a vu Ringo beaucoup plus drôle, dans ses films avec les Beatles notamment.



Tout ici est vulgaire et inévitablement vraiment pas drôle. Les dinosaures rotent et pètent (et accessoirement, existent en même temps que les hommes préhistoriques), leurs œufs fournissent des omelettes géantes dans lesquelles on peut se baigner… Vous voyez le genre ! Les hommes préhistoriques y parlent un langage rudimentaire, inventé semble-t-il par Ringo Starr lui-même : Atouk alounda Lana, nia alounda Tara, zug-zug Lana… C’est drôle à peur près deux minutes. Cette comédie préhistorique sans grands moyens financiers n'est même pas sauvée par sa naïveté.

L’humour de L’homme des cavernes consiste principalement en du burlesque raté et ennuyeux, et en des allusions scabreuses fatigantes. La bande son assez référencée et « ironique » (musique de films etc.) est le seul élément véritablement amusant du film. Dans l’ensemble, on peut penser que, regardé au sixième degré, ce nanar se révélera amusant. Il ne pourra en tout cas plaire vraiment qu’aux enfants de moins de 10 ans (et encore, ceux qui vivaient il y a trente ans). Un film dont on se demande s’il a encore un public (et on a tendance à réponde non), comment cela se fait qu’il existe, ou même, quelques heures après l’avoir vu, s’il existe vraiment…

À voir aussi sur le blog
Films avec Ringo (et les trois autres) : Help !, Magical Mystery Tour, Quatre garçons dans le vent


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Published by lucyinthesky4 - dans Derrière les fagots
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commentaires

arn 05/02/2010 17:29

Absolument superbeJ'ai vu ce film à sa sortie et depuis j'ai eu l'occasion de le revoir en DVD, contrairement à la critique, ce film est un chef d'oeuvre d'humour on n'arrete pas de rire, c'est un pur délire du début à la fin.
En un mot vous passerez un bon moment et ça déridera vos zigomatique.

didi 01/01/2010 01:37

petasse !!

pierre 04/10/2009 19:25

tiens, du coup j'ai très envie de voir ce truc... je parie qu'on doit pouvoir rigoler autant qu'avec Flash Gordon... Si en + il y a B. Bach, véritable canon de la beauté (James Bond girl ds L'espion qui m'aimait), il n'y a plus à hésiter :)

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