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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 15:29
Date de sortie : 22 Février 2006
Réalisé par Claude Chabrol
Avec Isabelle Huppert, François Berléand, Patrick Bruel
Film français.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 50min



Jeanne Charmant Killman, juge d'instruction, est chargée de démêler une complexe affaire de détournements de fonds mettant en cause le président d'un important groupe industriel. Elle s'aperçoit que plus elle avance dans ses investigations, plus son pouvoir s'accroît. Mais au même moment, et pour les mêmes raisons, sa vie privée se fragilise. Deux questions essentielles vont bientôt se poser à elle : jusqu'où peut-elle augmenter ce pouvoir sans se heurter à un pouvoir plus grand encore ? Et jusqu'où la nature humaine peut-elle résister à l'ivresse du pouvoir ?

Le genre : chronique d'un scandale judiciaire

Claude Chabrol s'attaque ici à un sujet d'actualité brûlant : la corruption et le rôle de la justice. L'ivresse du pouvoir relate de façon plus ou moins dissimulée l'affaire Elf, véritable événement judiciaire récent. Isabelle Huppert incarne Jeanna Charmant-Killman, juge persévérante et cynique, figure de femme forte qu'elle est une des meilleures à savoir interpréter. Son jeu très juste est la principale qualité du film. Le reste du casting est inégalement bon : Thomas Chabrol offre une prestation sympathique, Patrick Bruel est assez insupportable, tandis que Berléand est amusant mais effacé. La direction d'acteurs si particulière du cinéaste ne s'avère ici pas réellement harmonieuse. L'intrigue, plutôt classique, est bien menée mais le parcours didactique est bien trop évident. Ainsi Chabrol nous mène sans digression aucune, sans brin de folie, vers une conclusion que l'on avait préfiguré longtemps à l'avance, sur les dangers du pouvoir, l'argent et ses déboires etc. Le pamphlet attendu n'a jamais vraiment lieu. Au bout du compte, c'est un propos très classique qui nous est offert et qu'on aurait aimé voir traité avec plus de mordant. On ne sait pas vraiment si Chabrol a privilégié la reconstitution minutieuse de l'affaire ou l'aspect romancé (jolis allers-retours entre vie privée de l'héroïne et combat quotidien dans son métier) et c'est cette indécision qui plombe un peu le rythme du film. L'ivresse du pouvoir est plutôt sans surprise, pas désagréable à suivre mais franchement pas indispensable. Il n'offre pas grand chose de la malice et de la férocité des meilleures œuvres du réalisateur du Boucher. Reste la prestation soufflante d'Isabelle Huppert, qui trouve toujours dans ses collaborations avec Chabrol ses rôles les plus ambigus et complexes.

Thomas Chabrol et Isabelle Huppert. Pan Européenne Edition

Jean-François Balmer et François Berléand. Pan Européenne Edition

À voir aussi sur le blog
Films de Claude Chabrol : Bellamy, Une affaire de femmes


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Published by lucyinthesky4 - dans En bref
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