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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 18:26
Date de sortie : 03 Février 1988
Réalisé par Etienne Chatiliez
Avec Benoît Magimel, Hélène Vincent, André Wilms, Christine Pignet
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.



Dans une petite ville du nord de la France, deux familles nombreuses, les Le Quesnoy et les Groseille, d'origines bien différentes, n'auraient jamais du se rencontrer. Mais c'était sans compter sur Josette, l'infirmière devouée du docteur Mavial, amoureuse et lasse d'attendre qu'il quitte sa femme. Dans un moment d'égarement la douce infirmière a échangé deux nouveau-nés, un Groseille (les pauvres) contre un Le Quesnoy (les riches), pour se venger de la vie et du docteur. Comprenant que Mavial ne l'épousera jamais, elle révèle le-pot-aux roses aux deux familles...

Le genre : comédie de mœurs

Premier film d'Etienne Chatillez, bonhomme marrant venu du milieu de la pub. Un esprit que l'on retrouve quelque peu dans l'énergie de cette comédie satirique qui rencontra un vif succès populaire. Après ça, Chatillez devient un des spécialistes de la comédie de mœurs à la française. La vie est un long fleuve tranquille reste un film culte parcouru de scènes hilarantes et de répliques cultes. Citons notamment le drôlissime Patrick Bouchitey en curé guitariste chantant l'hymne Jésus reviens, ou encore les célèbres "La salope, oh la salope" (une scène à mourir de rire), "Marielle, vous me faites bander" ou "C'est lundi, c'est ravioli". L'idée de départ est savoureuse : les enfants d'une famille bourgeoise (les Le Quesnoy) et d'une smala de prolos (les Groseille), nés le même jour, sont échangés. Lorsque le pot-aux-roses est révélé, s'ensuivent de nombreux affrontements entre les deux familles aux styles de vie opposés. Cependant, la satire sociale à légèrement vieilli et la caricature est au bout du compte moins féroce qu'il n'y paraît, sauf en ce qui concerne le portrait des parents Le Quesnoy, très cathos et coincés (Hélène Vincent et André Wilms). La portée sociale du film est donc moins percutante que le sujet ne le laissait présager, et le filon de départ s'épuise légèrement sur la fin. De plus, on peut se poser des questions sur la morale du film : Momo vit quand même bien mieux chez ses parents biologiques, bourgeois rangés, que chez sa famille d'adoption, vulgaire et stupide. C'est mieux chez les riches ? Mouais... En tout cas, on rigole beaucoup, et c'est bien ce qui compte. Amusant également de voir Benoît Magimel (12 ans) faire ses débuts à l'écran dans la peau de Momo.




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Published by lucyinthesky4 - dans En bref
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