Partager l'article ! Observe & report: Ronnie Barnhart est le chef de la sécurité d'un centre commercial. Quand un exhibitionniste se met à faire des passages régulier ...

On assiste avant tout à un véritable one man show de Seth Rogen, ce qui est à la fois sa force et sa limite. Rogen joue un crétin fini, impulsif et violent voire psychotique, avec sa conviction et sa puissance comique habituelles. Cette composition de fou furieux donne son ton d'ensemble à Observe & report. Complètement hystérique, le film ne recule devant aucune provocation et appelle à rire de tout - drogue, sexe, crime de manière parfois assez sordide. L'humour noir est partout et engendre des situations presque gênantes dans l'ambiguïté du rire qu'elles appellent. Cette gène est cependant souvent désamorcée par des effets des décalages qui créent une surenchère de comique. Film de la surenchère, donc, et par conséquent non exempt de lourdeurs (Anna Faris, par exemple, en fait des tonnes). L'utlisation des décors du centre commercial est relativement intéressante, créant un monde surréel où tout semble pourvoir arriver, comme une métaphore miniature et régressive de l'Amérique profonde.
Portraits de paumés même pas attachants (à l'exception d'un personnage de jeune femme incarnée par Collette Wolfe), Observe & report monte en puissance jusqu'à un final tout de même réconciliateur où Ronnie retrouve son statut social et trouve l'amour... mais on ne sait pas réellement s'il faut s'en réjouir, et le film entretient cette ambiguïté. Un jeu de massacre limité mais drolatique, où Seth Rogen renouvelle avec bonheur son panel comique.

Blog de critiques cinéma d'Anna M.
«Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même.» (George Cukor)
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