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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 17:25
Date de sortie : 24 Janvier 2001
Réalisé par Kenneth Branagh
Avec Kenneth Branagh, Alessandro Nivola, Alicia Silverstone
Film britannique, français, américain.
Genre : Comédie musicale, Comédie
Durée : 1h 33min.



En 1939, dans le royaume de Navarre, le jeune souverain et ses trois compagnons, Biron, Longueville et Du Maine, s'engagent, lors d'un serment public et solennel, à consacrer les trois prochaines années de leur vie aux études de philosophie. Déterminés à respecter le pacte, ils renoncent à toute frivolité, ne courtiseront plus aucune femme, jeûneront une fois par semaine et ne dormiront que trois heures par nuit. Cependant, le sérieux de l'entreprise et l'honneur des étudiants sont mis à rude épreuve par l'apparition de la princesse de France et de ses trois charmantes demoiselles de compagnie, Rosaline, Maria et Catherine, lors d'une visite diplomatique.

Le genre : hommage

Kenneth Branagh, le spécialiste de l'adaptation de Shakespeare au ciné, s'attaque à ce défi : moderniser une petite comédie méconnue du maître et y intégrer des numéros chantés et dansés en hommage aux comédies musicales de la belle époque. Peines d'amour perdues possède son petit charme démodé, c'est un film plein d'un humour vieillot délectable qui se marie contre toutes attentes très bien avec le texte de Shakespeare. C'est aussi un plaisir que de reconnaître les grandes chansons, classiques du musical, perles de Berlin, Gershwin, Porter etc. telles que The way you look tonight, There no business like show-businness, I'm in heaven et beaucoup d'autres. Branagh cherche à retrouver l'esprit du muscial en rappelant à notre mémoire Fred et Ginger, Esther Williams... et à intégrer cette éternelle féérie à la légèreté de la comédie shakespearienne. Cependant, le plaisir n'est pas entier : ce film-là n'est pas touché par la grâce, comme l'avait été par exemple Beaucoup de bruit pour rien en son temps : moins rythmé, moins léger, moins "naturel". Les efforts faits par tout ce beau monde pour que l'ensemble soit drôle et joyeux sont trop visibles pour nous convaincre. Si les scènes de marivaudage ou de quiproquo, qui empruntent évidemment à l'esthétique du théâtre, sont la plupart du temps réussies, les numéros musicaux en revanche peinent à s'intégrer à l'action et à charmer : trop kitsch, trop évidemment référencés. L'interprétation, volontairement rétro, est cependant assez bonne pour éviter l'ennui, et on ne peut pas en vouloir à Branagh de s'être réserver le beau rôle, tant son jeu est savoureux, phrasé à la Rex Harrison et gesticulations fantaisistes à la clé. Peines d'amour perdues a une certaine élégance, mais il constitue une petite réussite, à laquelle on préfèrera, dans le genre "réactualisation", le délicieux Tout le monde dit I love you, de Woody Allen.



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Published by lucyinthesky4 - dans Derrière les fagots
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