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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 18:57
Date de sortie : 25 Février 1975
Réalisé par Brian De Palma
Avec Paul Williams, William Finley, Jessica Harper, George Memmoli
Film américain.
Genre : Comédie musicale, Comédie, Fantastique
Durée : 1h 32min.



Winslow Leach, jeune compositeur de talent, se fait voler sa cantate intitulée "Faust" par un certain Swan, star planétaire. Décidé à demander des comptes, Leach s'introduit dans la maison de production "Death Records". Poursuivi par les gardiens, il est jeté en prison. S'évadant, il se coince accidentellement la tête dans une presse à disques. Défiguré, celui-ci hante le nouveau temple du rock n'roll : le Paradise.

Le genre : taré

A la croisée de références littéraires tel que Le portait de Dorian Gray, Faust voire Proust (le nom de Swan) et bien sûr Le fantôme de l'opéra, Phantom of the paradise, cet ovni de Brian de Palma rapidement devenu culte est également un modèle d'inventivité cinématographique. Le réalisateur y multiplie en effet des "trucs" de caméra, tels que des ralentis, des accélérés, des split-screens. Cependant, rien de cela ne paraît jamais artificiel ou prétentieux car De Palma en joue avec beaucoup d'humour et s'en sert pour soutenir avec brio son propos d'une grande intelligence. Car c'est à une réflexion sur des thèmes éternels que nous invite le cinéaste : la nature de l'art, de la création, la soif de pouvoir et d'éternité. Placés dans l'univers du rock et des producteurs milliardaires, ces questionnements se révèlent à la fois universels et engendrant de nouvelles problématiques, comme celle du rapport à l'image : à l'heure du télévisuel tout-puissant, c'est sur une cassette vidéo que Swan conserve la trace de son pacte avec le diable du show-business. Les références littéraires et cinématographiques (Psychose, notamment) sont un bonheur. Volontairement outrancier, dans les décors, les costumes, le montage, la galerie de personnages impayables, l'interprétation hallucinée (géniaux sont Paul Williams en producteur fourbe et démoniaque, et William Finley en artiste torturé et désespéré), Phantom propose une vision cruelle et violente de la réalité de l'art perverti par le règne de l'argent et de l'image. Résolument rock'n'roll, le film est également servi par une musique inoubliable d'une grande qualité - des tubes pop rétro à la symphonie rock Faust, la BO est tout bonnement exceptionnelle. Film certes complètement barré mais où la grandiloquence n'est jamais vulgaire, la sophistication jamais artificielle, l'intelligence jamais démonstrative, Phantom of the paradise est tout simplement une excellent remise au goût du jour du Fantôme de l'opéra et un opéra rock des plus réussies.





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Published by lucyinthesky4 - dans Classiques
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