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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 23:34

Réalisé par Ed Wood
Avec Tom Keene, Tor Johnson, Vampira
Film américain. Genre : Science fiction, Fantastique, Epouvante-horreur
Durée : 1h 19min.
Année de production : 1959



Des extraterrestres appliquent le plan 9 destiné a manoeuvrer les terriens. Plan diabolique, il consiste en la résurrection des morts en introduisant des électrodes à longue portée stimulant la glande pinéale de cadavres récemment enterrés.

Le genre : navet culte

Quel est le rapport entre les morts vivants et les OVNI ? Vous ne voyez pas ? Et bien Ed Wood l'a trouvé ! L'ambition était de réunir ces deux leitmotiv du film d'horreur pour faire un film encore plus effrayant. Euh... le moins que l'on puisse dire c'est que c'est raté. Plan 9 est le plus célèbre des navets d'Ed Wood. Le film n'est pas crédible une seconde. Le scénario n'a ni queue ni tête : deux malheureux extaterrestres veulent détruire la Terre à eux seuls en réssucitant trois pauvres cadavres. La raison ? Les humains avec leur progrès technologique ne tarderont pas à découvrir la solaronite, bombe au fonctionnement incompréhensible (le mode d'emploi a pourtant était exposé dans un superbe anglais par un des extraterrestres) qui détruira le Soleil, et donc l'Univers (sic). La prestation des acteurs est ridicule (à voir, l'impayable Vampira se déplaçant comme avec un balai dans le cul !), sans relief, voire même exécrable. Les dialogues pitoyables et les commentaires pompeux du narrateur n'arrangent rien. Le film est très mal monté, incohérent la plupart du temps (le jour et la nuit alternent d'un plan à l'autre ; la voiture des policiers n'est jamais la même etc.). Drôle d'anecdote : le grand ami d'Ed Wood, ex-star du cinéma d'horreur, Bela Lugosi, mourut au tout début du tournage du film. On ne le voit que durant un seul plan. Il fut remplacé à l'écran par le chirurgien de la petite amie du réalisateur, qui joue avec une cape jusqu'aux yeux. Ed Wood devait être le seul à lui trouver la moindre ressemblance avec l'original ! Lugosi est pourtant crédité comme guest-star. Dernier mal, et non des moindres : les décors et "effets spéciaux" sont horribles. Les tombes du cimetière sont en carton ; les soucoupes volantes suspendues à des fils visibles évoluent sur un pan de mur sensé être le ciel ; la planète des extraterrestres est une espèce de boule entouré d'un gros anneau. Ed Wood tente une morale, en évoquant les méfaits de la technique et la haine de la différence, mais le film est tellement nul que ceci ne le rend que plus ridicule. Le suspense est inexistant tout au long du film, malgré les effort du réalisateur. Ainsi, on en vient à cette question insoluble : Quel est le secret du talent ? Les intentions suffisent-elles pour faire un bon film? Comment savoir si l'on est doué ? Comment devenir Orson Welles, plutôt qu'Ed Wood ? Ce questionnement est ce que l'on peut retirer de positif du film, en plus du rire naissant du grotesque des situations (à voir entre potes pour des fous rires assurés). Jubilatoirement nul, Plan 9 est aussi une bonne occasion de découvrir l'œuvre de celui qui a inspiré le chef-d'œuvre de Tim Burton, Ed Wood, film qui permet de s'attendrir devant la naïveté de ce délicieux navet.





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Published by lucyinthesky4 - dans Classiques
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whiplash solicitor 09/08/2011 03:48

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