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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 23:35
1956
Réalisé par John Ford
Avec John Wayne, Natalie Wood, Jeffrey Hunter, Vera Miles
Film américain.
Genre : Western
Durée : 2h.



Texas, 1868. La famille d'Aaron Edwards est decimée par une bande d'indiens Commanches qui attaquent son ranch et enlèvent ses deux filles, Deborah et Lucy. Ethan, le frère d'Aaron, découvre le drame et se lance avec son neveu Martin sur les traces des ravisseurs.

Le genre : western magistral

Belle séquence finale : Debbie (Natalie Wood) enfin rentrée parmi les siens, John Wayne jette un dernier coup d'œil à sa famille d'un moment, puis s'éloigne dans les plaines au soleil couchant. La porte du ranch se referme, terminant ainsi le film et laissant quasi intact le mystère d'Ethan Edwards. Tout en en utilisant tous les ressorts (les méchants indiens, les femmes qui attendent des années le retour de leur amant, les mexicains corrompus etc.), La prisonnière du désert s'éloigne du schéma classique des westerns : on a jamais ici de véritable affrontement avec les ennemis. On n'a souvent que faire de l'origine et de la destination des coups de feu. C'est plutôt une quête qui est à l'œuvre, celle d'une identité jamais définitive, que l'on ne peut trouver ni par nous-même ni à travers les autres (quand Ethan retrouve sa famille, c'est pour la quitter l'instant d'après...). S'il y a affrontement, c'est plutôt entre Ethan et lui-même. Ce personnage fort antipathique, raciste et violent, interprété par un John Wayne absolument magistral, c'est lui l'intrigue du film. Quand il parcourt avec son neveu Martin (séduisant Jeffrey Hunter) les paysages sublimes, enneigés ou brûlants, rocheux ou désertiques, de la Monument Valley cher à John Ford, ceux-ci ne sont que les reflets de son âme torturée et indéchiffrable. Visuellement, le film est tout bonnement sublime, il regorge de plans mémorables et percutants. Les paysages d'une grande beauté sont souvent magnifiés par des couleurs (Technicolor !) et des lumières semblant venir d'un autre monde (cette aube rougeoyante qui préfigure la venue des Indiens...). On aime aussi toutes les intrigues parallèles, très attachantes et apportant une touche de légèreté, comme les amours de la belle Vera Miles et de Jeffrey Hunter. A la fois typique et original, référencé et novateur, La prisonnière du désert mérite amplement son titre de western mythique et indispensable.






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Published by lucyinthesky4 - dans Classiques
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commentaires

hochedestructor 16/06/2007 14:36

Plus qu'un chef-d'oeuvre !The searchers est véritablement un de ces films qui restent à l'esprit, un de ceux qui m'ont le plus marqué, un film très en avance sur son temps. Le meilleur John Ford, tourné en Vistavision Technicolor (Marty Scorsese est totalement fan, je recommande d'ailleurs le double dvd collector avec son superbe commentaire du film !), et avec le rôle le plus ambiguë de John Wayne, rôle qui influencera directement le personnage de Travis dans Taxi Driver.
Bravo et merci pour cette critique efficace d'un immense chef-d'oeuvre !

Dorothy 01/12/2006 23:48

MagnifiqueContente de voir que le film t'as bien plu! Le film est en effet un vrai chef-d'oeuvre, tant sur le plan des images que de l'histoire. Et puis aussi des acteurs parfaits!

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