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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 01:36
* CYCLE WILL FERRELL *
(hébergé par Snifff sur JLP fait son cinéma)



Première remarque : il apparaît difficile de juger ce remake des Producteurs de Mel Brooks sans le comparer avec l'original de 1968 (que j'ai vu quelques jours avant), surtout quand l'on constate la quasi-identité des deux films sur le plan du scénario évidemment mais aussi des dialogues repris tels quels (logique vu leur qualité). Si la version de 2005 dure 40 minutes de plus, cela est dû à l'ajout de numéros musicaux intégrés à l'histoire, en plus de ceux chantés dans le cadre de la pièce de Broadway qui est au centre de l'intrigue. Il faut ici préciser que le remake de Susan Storman (c'est son seul film à l'heure d'aujourd'hui) est entièrement supervisé et produit par Mel Brooks lui-même, présent au scénario et à l'écriture des nouvelles chansons.

Les producteurs version 2005 est donc une comédie musicale à proprement parler, faisant place à quelques numéros chantés et dansés « à l'ancienne », sans réelle personnalité de cinéma, et pas toujours très utiles ni très gracieux, il faut bien l'admettre. 2h14 min, c'est certainement un peu long pour une comédie, même si l'ensemble reste rythmé et bénéficie toujours de l'humour corrosif de Mel Brooks. On note que du côté de la direction artistique, la stylisation (des décors, costumes, couleurs...) est ici encore plus accentuée, et fait presque de cette version contemporaine un « film à costumes », ce que l'original n'était évidemment pas. Le décor – assez théâtral en principe - est plus chargé, plus caricatural, allant jusqu'au mauvais goût. Ce qui ne va évidemment pas contre l'esprit du projet !

Will Ferrell, Nathan Lane et Matthew Broderick. Gaumont Columbia Tristar Films

La direction d'acteurs (ces derniers restant ici le principal ressort comique) est peut-être ce qui laisse le plus à désirer, surtout en comparaison avec les incroyables interprètes qu'étaient Zero Mostel, Gene Wilder ou Kenneth Mars. Nathan Lane et Matthew Broderick forment le duo central : ils sont amusants mais ne possèdent peut être pas l'abattage comique et le charisme nécessaires pour leurs rôles d'allumés. Quant à Uma Thurman, son personnage a été étoffé à la va-vite (nécessité d'une vedette féminine ?), et elle reste peu convaincante en potiche suédoise. Puisqu'il est le sujet de notre cycle, un mot sur Will Ferrell qui écope du rôle de l'ancien nazi complètement barjo, et qui joue, chante et danse avec talent et un plaisir visibles. Sa personnalité comique est certainement celle qui fonctionne le mieux dans le film, même si elle n'est pas totalement libre de mouvement.

Au final, on ne se prononcera sur l'utilité d'un tel remake dans la mesure où ce qu'il apporte à la jubilatoire comédie originale de Mel Brooks est bien mince, mais on notera qu'il en conserve les qualités et propose quelques beaux moments de bonheur comique.

À voir aussi : la critique de l'original de 1968

+ L'ensemble du cycle Will Ferrell chez Snifff


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Published by lucyinthesky4 - dans Derrière les fagots
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commentaires

Snifff 29/03/2009 18:07

Merci, chère Anna, pour cette critique. Cela me remotivera peut-être à terminer ce cycle un peu délaissé comme l'est mon blog en général. Je la publie de suite.

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