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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 17:38
Date de sortie : 16 Février 1957
Réalisé par Ingmar Bergman
Avec Max von Sydow, Gunnar Björnstrand, Nils Poppe, Bibi Anderson
Film suédois.
Genre : Fantastique, Drame
Durée : 1h 32min.



De retour des croisades, le chevalier Antonius Blok rencontre la Mort sur son chemin. Il lui demande un délai et propose une partie d'échecs. Dans le même temps, il rencontre le bateleur Jof et sa famille. Jof a vu la vierge Marie.

Le genre : euh... métaphysique

Un film profondément métaphysique, comme il en existe peu. Bergman se pose les questions propres à l'humain : qu'y a-t-il après la mort ? Dieu existe-t-il ? La vie a-t-elle un sens ? Il met pour cela en scène, dans le cadre du Moyen-Âge nordique, un personnage de chevalier revenant des Croisades. Antonius Block rencontre la mort et lui demande un délai afin de répondre à ces questionnements qui le torturent. Une partie d'échec contre la mort, voilà ce qu'est la vie selon Bergman. Interprêté par le charismatique Max von Sydow, "égérie" du réalisateur, le chevalier Block voyage à travers l'Europe médiéval, rencontrant une troupe d'acteurs, croisant les malades de la peste et les sorcières brûlées par l'Inquisition. Vision fantomatique d'une époque propice aux errements métaphysiques. Chaque plan est lourd de signification, mettant en jeu toutes les conceptions de l'existence de Dieu, de l'ordre de l'univers. La mort (l'inquiétant Bengt Ekerot) est représentée comme un personnage sans secrets, ce qui annihile la possibilité de l'existence de Dieu, de ce Dieu que Antonius Block cherche sans jamais le trouver, ce Dieu avec qui Bergman règle ici ses comptes, comme dans beaucoup de ses œuvres. "C'est l'ombre de la mort qui donne relief à l'existence", disait Bergman. Le septième sceau en est l'illustration parfaite : c'est avec la perspective de sa mort prochaine qu'Antonius vivra des épisodes décisifs. Mais on n'échappe pas à son destin... Grande fresque médiévale à la résonance universelle, servi par des dialogues passionnants, Le septième sceau est absolument indispensable à tout cinéphile mais aussi à qui s'interroge sur le sens profond de l'existence. Peut-être est-il à chercher dans l'amour, tel celui qui unit Jof et Mia qui, sur le dernier plan de ce chef-d'œuvre absolu, s'éloignent vers l'horizon, leur enfant dans les bras.




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Published by lucyinthesky4 - dans Classiques
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