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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 18:05

Date de sortie : Mars 1975
Réalisé par John Guillermin, Irwin Allen
Avec Paul Newman, Steve McQueen, William Holden
Film américain.
Genre : Action, Drame
Durée : 2h 45min.



Un incendie se déclare dans un gigantesque gratte-ciel de verre, le jour même de son inauguration, piègeant du même coup toutes les personnalités présentes à la soirée.

Le genre : monument

Excellent film, l'archétype du film-catastrophe, avec tout ce qu'il faut de plafonds qui s'écroulent, d'explosions, d'ascenseurs qui se décrochent et de gens qui tombent de 95 étages. On ne s'ennuie pas une seconde (le film dure pourtant 2h45 !), et si l'action met du temps à démarrer (on se demande quand la catastrophe va avoir lieu), c'est uniquement pour nous présenter les divers personnages auxquels nous allons nous attacher et qui pour nombre d'entre eux périront sous nos yeux dans d'atroces souffrances (...). La tension monte au fur et à mesure, symbolisée par le feu au départ bénin qui se propage de plus en plus vite dans tous les étages de la tour. Les actions se succèdent à une cadence parfaite, avec ce qu'il faut de suspense et de rebondissements pour toujours tenir le spectateur en haleine. L'émotion est bien dosée, et si elle ne prime pas, elle est tout de même présente, et nous permet de nous intéresser à l'action et aux personnages. Nous avons bien évidemment, ingrédient indispensable du genre, deux super-héros qui sauveront environ 20 personnes chacun : les séduisants Steve McQueen (le pompier) et Paul Newman (l'architecte). A noter la surprenante participation du grand Fred Astaire, qui est vraiment plaisante : il forme un joli couple, très attachant, avec Jennifer Jones. Le casting est donc exemplaire et dans le ton. En ce qui concerne les catastrophes, tout cela est parfaitement maîtrisé et réaliste : on s'y croirait ! On n'est jamais dans la débauche de trucages ou l'invraisemblance. La situation n'est pas exempte de répliques hautement comiques (deux pompiers regardent s'écrouler sous eux l'escalier. L'un dit à l'autre, désabusé : « on n'a plus qu'à monter » ). La musique, sobre, souligne discrètement mais parfaitement les moments d'émotion et d'action. On n'échappe évidemment pas à la petite morale, pas trop encombrante tout de même, sur la vanité des hommes : « on devrait la laisser telle quelle et l'ériger en mausolée de la connerie humaine », dit Newman, qui est pourtant l'architecte de la tour ! Un final grandiose (les trombes d'eau éteignant peu à peu le feu destructeur). Souvent imité, rarement égalé, La tour infernale est le modèle du genre, un film qui n'a absolument pas vieilli. Il est singulier de se dire que, malgré les évolutions du film-catastrophe depuis 1975, il ne pourrait plus être tourné de nos jours...



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Published by lucyinthesky4 - dans Classiques
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commentaires

whiplash solicitor 10/08/2011 03:43

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