Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 18:02
Date de sortie : 20 Septembre 2006
Réalisé par Oliver Stone
Avec Nicolas Cage, Michael Pena, Maria Bello
Film américain.
Genre : Drame, Historique
Durée : 2h 10min.



11 septembre 2001. Une chaleur étouffante règne dès le lever du jour dans les rues de New York. Will Jimeno, du Port Authority Police Department, se demande s'il ne va pas prendre un jour de congé pour s'adonner à la chasse à l'arc. Il choisit finalement de se rendre au travail et rejoint le sergent John McLoughlin, alors que celui-ci et ses collègues du PAPD commencent leur tournée quotidienne dans les rues de Manhattan. Une journée banale qui commence comme tant d'autres... Sitôt l'alerte donnée, cinq policiers, dont McLoughlin et Jimeno, se rendent au World Trade Center et s'introduisent dans les Tours jumelles. McLoughlin et Jimeno survivent par miracle à l'effondrement des gratte-ciel. Ils se retrouvent piégés sous plusieurs tonnes de béton, de charpentes métalliques tordues, de verre et de gravats...

Le genre : pompeux

Un film d'Oliver Stone sur le 11 septembre, a priori, ça me tentait pas mal. A posteriori, plus vraiment. Car le film est long, long, long, trop long. Un tel ennui au ciné, ça faisait longtemps. Le film commence pourtant à peu près correctement, les images de New York le matin sont belles et percutantes. Et puis ensuite, ça se dégonfle. Pourtant, l'idée de mettre deux flics sous des gravats et de les faire causer aurait pu donner quelque chose. D'ailleurs, Stone nous offre un joli traitement de cette atmosphère oppressante avec des jeux de lumières sur les visages assez bien vus. Mais ça s'arrête là. Car les dialogues, à quelques exceptions près comme la référence marrante à Starsky & Hutch, sont souvent prévisibles, clichés et très nunuches. Non mais sans déc, on se fout royalement des états d'âme de ces deux flics et de leur histoire de famille (ils ne parlent que de ça, d'ailleurs : typiquement américain). En dehors de ça, l'action est d'une banalité à pleurer : on voit les femmes des héros et leurs enfants se ronger les sangs, pleurer, se rappeler le bon vieux temps, s'inquiéter pour la suite. Pour un film sur le 11 septembre, on aurait aimer plus choc, comme vision du monde. On peut cependant reconnaître au film une qualité : il ne verse jamais dans le spectaculaire gratuit, le misérabilisme à outrance, ou l'héroïsme dérangeant. Car on ne se pose pas la question du terrorisme ou des causes de l'effondrement des tours. On voit à peine les images. C'est un traitement intéressant mais on en vient, au bout de deux heures d'ennui assez profond à se demander : quel est le propos du film ? Certes le film est très documenté, il est tiré d'une histoire vraie et cela se voit, mais ce nouveau point de vue n'apporte rien. On sent perpétuellement Stone mal à l'aise avec son sujet, ne sachant comment se sortir de ce projet pour le moins grandiose. Il veut nous dire quelque chose, mais quoi ? Que raconte le film sur l'homme, sur le mal, sur la vengeance, sur la survie, sur l'amitié ou toute autre chose passionnante ? Vraiment pas grand chose. Le malheur du film est d'être trop américain, mais de ne jamais l'assumer. Ou trop anti-américain, sans vouloir le montrer. Preuves en sont les allusions religieuses et familiales très lourdes ainsi que des visions/révélations d'un inintérêt notoire, comme l'apparition de la femme de John et surtout, palme du ridicule, ces deux plans avec Jésus une bouteille d'eau à la main (je ne plaisante pas, hein : Jésus !). En ce qui concerne l'interprêtation, Nicolas Cage a comme d'habitude la classe et Maggie Gyllenhaal parvient à être touchante, mais en règle générale c'est plutôt inodore et sans saveur. Bref. Pour reprendre une comparaison qui commence à être éculée : Vol 93, de Paul Greengrass, précédent film sur le 11 septembre, cherchait à ne pas faire dans le pathos et on s'ennuyait un peu. Ici, on met en avant l'émotion, et on s'ennuie encore plus. Et si c'était le coup de l'hyper-documentation qui n'allait pas ? Et s'il fallait aller chercher autre chose, par exemple une forme de subjectivité, ou une réflexion plus poussée ? Enfin, bon, moi j'en sais rien... je suis pas américaine.

Nicolas Cage et Michael Pena. United International Pictures (UIP)

Michael Pena et Maggie Gyllenhaal. United International Pictures (UIP)


Partager cet article

Repost 0
Published by lucyinthesky4 - dans Nouveautés
commenter cet article

commentaires

whiplash solicitors 08/08/2011 07:47

This really touches my interest deeply. I never had visited a kind of blog which has the description of your website. The web design really corresponds the entire topic of the blogger. Thanks for sharing this impressing post.

mystere 05/04/2007 15:14

pas d'accordCertes le film ne nous tient pas en haleine, les plans dans les gravats sont longs est pas très intéressants, on y voit rien, on a un écran quasiment noir pendant des minutes et des minutes. Mais il faut remettre les choses dans leur contexte. En effet ce malheureux drame aurait pu faire partie des scénarios catastrophes américains, un film à gros budget avec des tas et des tas d'effets spéciaux, mais là nous sommes dans un contexte réelle. le scénario il ne l'a pas inventer, il a adapté le récit de deux survivants du 11 septembre. Je pense que si nous prenons l'histoire de beaucoup de vies d'entre nous n'importe quel réalisateur rendrai un film aussi ennuyeux que celui-la. Mais l'histoire est vraie, le récit est celui des survivants. Les dialogues sont sûrement ce qu'ils ont pu se raconter lorsqu'ils étaient sous des mètres de gravas, l'angoisse des proches fut sûrement celle montrée. Qui n'aurait pas penser à leur mort? c'est un film-documentaire en quelques sorte. Alors je pense qu'il ne faut pas accuser le manque d'imagination du scénariste ou du réalisateur, mais simplement une réalité qui fut de telle ce our là. La réalité de deux hommes qui malgré ce malheur ont tenu, on survécu ne se sont pas laissé mourrir, la rage de survivre pour avec de "l'humour" finir la cuisine pour un. Les images de leurs souvenirs sont a proprié, ne dit-on pas qu'on voit toute sa vie défilée lorsuq'on est entre la vie est la mort ? Je pense que c'est ce qu'ils ont ressenti.

Voilà je termine sur ça, malgré je l'accorde un film pas palpitant, mais un film réaliste et non inventé ne l'oublions pas, même au début du film c'est inscrit : film basé sur le récit des survivants.

  • : Goin' to the movies
  • Goin' to the movies
  • : Blog de critiques cinéma d'Anna M. «Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même.» (George Cukor)
  • Contact

GOIN' TO THE MOVIES

Blog de critiques cinéma d'Anna M.

«Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même.» (George Cukor)

Recherche