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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 00:51


Aujourd'hui complètement oublié, Young guns avait pourtant obtenu un certain succès aux États-Unis à sa sortie en 1988. Western habile qui tente aussi modestement de s'approcher de la vérité historique, on y découvre la jeunesse du légendaire Billy le Kid, figure de proue de l'Ouest mythique. Il est ici un personnage de vengeur puéril mais séduisant, entouré d'un groupe de bandits charmants aussi jeunes, beaux et fous que lui. Le casting du film fait figurer un nombre relativement important de « fils de » : Charlie Sheen et Emilio Estevez, les fils de Martin Sheen, Kiefer Sutherland et même Patrick Wayne, le fils du grand John, dans le rôle du shérif Pat Garrett. En face d'eux, les baroudeurs du film d'action que sont Jack Palance en méchant et Terence Stamp dans le rôle du sage mentor de la bande de jeunes. Sorte de symbole d'un passage de témoin à la nouvelle génération ?

Pourtant, le film n'appelle véritablement à aucune lecture de la sorte, à aucune surinterprétation, et est plutôt d'un premier degré total. Young guns n'est en rien une tentative de renouveler le genre du western, il cherche au contraire à en retrouver les codes pour nous plonger dans un univers familier et plaisant. Pas d'esthétique crépusculaire, pas de conscience de la fin du genre. C'est un film confortable et prévisible, mais foncièrement sympathique, au scénario efficace et rythmé. Dans le même ordre d'idée, la mise en scène de Christopher Cain est totalement passe-partout mais a le mérite de ne jamais se faire pesante ou démonstrative. Son côté approximatif ajoute même au charme du film (avec notamment une bande son quelque peu incongrue). La violence de l'Ouest, le massacre des Indiens, le banditisme, la solitude des personnages sont des thèmes abordés, mais toujours de façon légère. L'intrigue culmine dans une fusillade finale aux accents de tragédie, très bien orchestrée, qui finit de nous convaincre de la réussite du film, à sa modeste échelle.

Le principal atout de Young guns reste son interprétation, chaque jeune acteur jouant avec les autres tout en faisant vivre son personnage avec fougue et conviction, notamment le très charmant et convaincant Emilio Estevez dans le rôle principal, et un Kiefer Sutherland d'une douceur étonnante, incarnant le romantique de la bande. Pour info, Young guns a fait l'objet d'une suite en 1990, dans laquelle tous les jeunots précités ont repris du service.

Terence Stamp et Emilio Estevez. Collection Christophe L.

Notes sur le DVD
C'est la deuxième sortie DVD du film, après celle de 2002. L'image y est de qualité ; un problème un peu perturbant de son dans une scène vers 40 minutes du film, j'espère qu'il s'agit simplement d'une anomalie de mon DVD test.
En bonus, un documentaire intitulé Billy le Kid, l'histoire vraie, court film de 30 minutes très pédagogique, avec photos, archives et interviews d'historiens. Un document basique et un peu cliché (voix-off niaise, musique country), mais intéressant si l'on veut approfondir sa connaissance de la vie et des frasques du Kid, et départir la vérité historique de la légende, perpétuée notamment par de nombreux westerns.

[DVD reçu dans le cadre de l'opération DVDTrafic, mise en place par l'excellent site CinéTrafic]

Film disponible en DVD le 1er avril 2011 aux éditions Metropolitan.

À voir également
Fiche CinéTrafic de Young guns.
Une liste consacrée aux films d'action comiques.

25étoiles

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Published by lucyinthesky4 - dans Tests DVD
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