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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 11:44
Date de sortie : 01 Novembre 2006
Réalisé par Woody Allen
Avec Scarlett Johansson, Hugh Jackman, Woody Allen
Film américain, britannique.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 36min.

Affiche américaine. BBC Films

L'enquête du célèbre journaliste d'investigation Joe Strombel, consacrée au "Tueur au Tarot" de Londres, tourne court quand il meurt de façon aussi soudaine qu'inexplicable. Mais rien, pas même la mort, ne peut arrêter Joe. A peine arrivé au purgatoire, il décide de transmettre ses toutes dernières informations à la plus charmante des étudiantes en journalisme : Sondra Pransky. De passage à Londres, Sondra entend le fantôme de Joe s'adresser à elle durant un numéro de magie de l'Américain Splendini, alias Sid Waterman. Bouleversée et folle de joie à l'idée d'avoir déniché le scoop du siècle, l'effervescente créature se lance avec Sid dans une enquête échevelée, qui les mène droit au fringant aristocrate et politicien Peter Lyman. Une idylle se noue en dépit de troublants indices semblant désigner le beau Peter comme le "Tueur au Tarot". Le scoop de Sondra lui sera-t-il fatal ?

Le genre : crime anglais décalé

Woody londonien : deuxième. Et deuxième réussite, après le grandiose Match Point, avec ici un retour à la comédie pure. Et Scoop est un pétillante comédie policière, un Woody drôlissime, mouvementé, jubilatoire. Scarlett Johansson est très drôle, dans un rôle atypique pour elle, rôle dont est presque absent cette sensualité qu'on lui attribue souvent, celui d'une petite journaliste naïve mais déterminée. Certes, elle fait moins bien Diane Keaton que Diane Keaton, mais elle s'en sort avec les honneurs ! Woody, quant à lui, revient devant la caméra, toujours le même (bavard, bégayant, légèrement cynique, paumé etc. ) et prend un plaisir non dissimulé à donner la réplique à sa nouvelle "muse". Un duo de choc, qui évoque les grands tandems d'enquêteurs de roman policier. Une sautillante atmosphère de crime anglais, assaisonnée d'une excellente musique (des classiques de Tchaïkovsky, Johann Strauss, Grieg) règne sur le film, et c'est un bonheur. Scoop se déroule, comme bien souvent chez Woody, dans un milieu social plutôt très aisé, un monde clos d'où peut sortir, sous ses airs de jeune homme parfait, un meurtrier en puissance... L'anglais Hugh Jackman, très séduisant et élégant, est ce jeune homme qui va faire douter la belle Scarlett. Scénario très réussi, donc, auquel s'ajoute les habituels dialogues savoureux et quelques répliques génialissimes du maître ("Mon ex-femme me disait immature. Je lui aurais bien répondu, mais quand je levais le doigt, elle ne m'interrogeait pas", "Je suis de confession hébraïque, mais je suis converti au narcissisme", et quelques autres) ou phrases redondantes hilarantes ("Truly, from the bottom of my heart, I tell you with all due respect, you're a very good group. I love you. You are the honour of your race." etc.). Bref, on s'amuse à retrouver Woody dans tous ses états, et dans des thèmes qui lui sont chers comme la magie, et bien sûr la mort. Quelque chose de génialissime : le coup de la barque conduit par la Grande Faucheuse (pas très bavarde), menant les morts à l'au delà. Des morts aussi frais et motivés que des vivants, qui se présentent ("Bonjour, Joe Strombel, rupture d'anévrisme"!) et ne peuvent résister à l'appel d'un dernier mystère à résoudre. Scoop est un moment de pur plaisir, un film joyeux, énergique et plutôt optimiste. Un Woody qui s'amuse. Et un Woody qui s'amuse reste un maître.

Hugh Jackman, Scarlett Johansson et Woody Allen. TFM Distribution

Woody Allen et Scarlett Johansson. TFM Distribution


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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 11:48
Date de sortie : 23 Octobre 1985
Réalisé par Robert Zemeckis
Avec Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Lea Thompson
Film américain.
Genre : Science fiction, Aventure, Comédie
Durée : 1h 56min.



1985. Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l'expulser du lycée. Ami de l'excentrique professeur Emmett Brown, il l'accompagne un soir tester sa nouvelle expérience : le voyage dans le temps via une DeLorean modifiée. La démonstration tourne mal : des trafiquants d'armes débarquent et assassinent le scientifique. Marty se réfugie dans la voiture et se retrouve transporté en 1955. Là, il empêche malgré lui la rencontre de ses parents, et doit tout faire pour les remettre ensemble, sous peine de ne pouvoir exister...

Le genre : survolté

Les aventures délirantes de Marty (Michael J.Fox tout jeunot, séduisant en garçon un peu paumé mais débrouillard) et de son ami Doc, le savant légèrement fêlé (Christopher Lloyd, mimiques et gestuelle hilarantes !). Deux personnages désopilants, donc, qui nous entrainent dans un film énergique, imaginatif, un divertissement qui a le mérite de ne jamais se prendre au sérieux : on réalise bien vite que le souci de scientificité ou de cohérence n'aura pas lieu d'être. C'est le principe de plaisir qui est ici mis en avant. Le voyage dans le temps est un thème très attirant qui est traité ici avec humour : Marty se retrouve 30ans en arrière On se balade avec lui dans des années 50 kitschissimes et jubilatoires (musique, fringues, bars enfumés, bals etc.) Malencontreusement, il rencontre ses parents et empêche leur rencontre ; sa mère tombe amoureuse de lui ! De ce sujet très "limite", Zemeckis se sort très très bien, tout comme son personnage ! Des situations cocasses, des répliques cultes et des intermèdes musicaux bien dosés se succèdent avec bonheur. L'un des grands plaisirs du visionnage de Retour vers le futur (spécialement lorsqu'on l'a vu plusieurs fois) est de repérer les multiples allusions et les similitudes entre les deux époques de l'action. Elles sont foisons ! Zemeckis (futur réalisateur du drôlissime Qui veut la peau de Roger Rabbit ?) sait donner rythme et humour à sa mise en scène. La musique de John Williams, autant que les quelques chansons de B.O. sont parfaites (sans parler de Johnny B. Goode !). On ne s'ennuie jamais dans ce divertissement cultissime qui ne cache pas son unique but : donner du plaisir au spectateur. Pari réussi. Les deux suites, peut-être un peu moins heureuses, sont sur le même ton et la même énergie : Zemeckis avait trouvé là un bon filon !






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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 01:28
Date de sortie : 18 Octobre 2006
Réalisé par Abderrahmane Sissako
Avec Aïssa Maïga, Tiécoura Traoré, Hélène Diarra
Film français, malien.
Genre : Drame
Durée : 1h 58min



Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire... Dans la cour de la maison qu'ils partagent avec d'autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu'ils jugent responsables du drame qui secoue l'Afrique. Entre plaidoiries et témoignages, la vie continue dans la cour. Chaka semble indifférent à cette volonté inédite de l'Afrique de réclamer ses droits...

Le genre : plaidoyer

L'Afrique a mal, l'Afrique se meurt, on tue l'Afrique. C'est avec cette effrayante réalité que les habitants du quartier populaire d'Hamdallaye, à Bamako, tentent de vivre tant bien que mal. Sissako filme avec passion, avec tendresse son Mali natal. Mais aussi avec une rage communicative. L'originalité du film est de traiter son sujet non pas sur le mot d'un récit linéaire, d'une histoire personnelle qui illustrerait le désastre économique et social africain, mais au contraire d'en faire une tribune populaire concrète où chacun peut s'exprimer librement, argumenter, accuser. Le réalisateur a décidé d'utiliser de vrais juges et témoins pour les scènes du tribunal. Certains témoins ont été choisis parmi les victimes des ajustements structurels de la Banque mondiale et du FMI. Il leur a laissé une grande liberté pour témoigner, accuser ou défendre afin de conférer un aspect quasi-documentaire à sa fiction. Cette vérité du propos, cette authenticité transparaît dans chaque scène, où les habitants de Bamako, et personne d'autres, témoignent de leur vécu, de leur ressenti. Et c'est une force exceptionnelle que possède l'Afrique, à travers ces gens conscients qu'on les exploite, conscients de l'inhumanité avec laquelle on les traite. Et qui réclament un peu de justice. Certaines phrases prononcées sont bouleversantes de vérité, de puissance. Les silences aussi sont sources d'émotions imprévues et soudaines. Quand le filme ne parle pas, il balade sa caméra sur les visages fatigués, doux, hargneux, perplexes, ou pleins d'espoir. Il montre des instants de vie, des petits morceaux d'existence d'une beauté surprenante. Jamais manichéen (l'exploitation est aussi celle des africains sur d'autres africains...), Bamako est une œuvre d'une haute teneur artistique autant que politique ; une œuvre atypique qui offre un tableau vrai et puissant de cette Afrique que l'on tue à petit feu. Qui meurt de ses propres richesses...

Le réalisateur Abderrahmane Sissako sur le tournage. Les Films du Losange

William Bourdon (au centre). Les Films du Losange


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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 22:43
Date de sortie : 18 Octobre 2006
Réalisé par Alfonso Cuaron
Avec Clive Owen, Julianne Moore, Charlie Hunnam
Film américain, britannique.
Genre : Thriller
Durée : 1h 50min.
Adapté d'un roman de P.D. James

Affiche française. United International Pictures (UIP)

Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l'annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi. Au même moment, une femme tombe enceinte - un fait qui ne s'est pas produit depuis une vingtaine d'années - et devient par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Un homme est chargé de sa protection...

Le genre : anticipation angoissante

Un film choquant, vraiment. Images d'apocalypse de ce que pourrait devenir l'humanité dans des temps pas si éloignés. Et merveilleusement filmées, avec des plans-séquences à couper le souffle. Exemples : le plan d'introduction où l'on voit Théo (Clive Owen, parfait) sortir d'un café, marcher , puis s'arrêter. La caméra le contourne, et le café explose. Titre. Waow, pour un début, c'est un début ! Et ce n'est pas fini : dans une voiture, Julian (Julianne Moore) reçoit balle. Tout le monde hurle, c'est le chaos. La sage-femme Myriam descend du bus et se mèle à la foule des immigrés clandestins devant lesquels la caméra défilent solennellement : des gens humiliés, massacrés. La caméra tâchée de sang suit de près Théo qui tente maladroitement d'échapper aux balles qui fusent de toute part. Kee (touchante Claire-Hope Ashitey) et Théo descendent l'escalier d'un immeuble délabré, tout le monde leur laisser la voie en silence. Mais bientôt le massacre reprend. Kee, seule sur une barque, dans le brouillard, voit venir le Tomorrow, signe peut-être d'un nouvel espoir. Peut-être... Voilà, je n'ai pas pu m'en empêcher : ces quelques morceaux, et d'autres, sont représentatifs de la haute teneur technique (et émotionnelle) des Fils de l'homme. Une qualité et une puissance visuelle inouïe, au service d'un sujet choc. La science-fiction de Cuaron n'est pas spectaculaire, elle n'est pas faite de gadgets perfectionnés, de villes hypra-modernes et de voitures qui volent. Non, c'est un futur délabré, chaotique, effrayant, qui s'offre à nos yeux. Le désespoir transparaît dans chaque plan. Illustration de l'horreur dont l'humain est capable, Les Fils de l'homme dénonce avec brutalité les politiques d'immigration qui consistent à traiter les réfugiés clandestins comme des sous-hommes et à encourager la délation et collaboration (le mot est juste...). C'est dans ce monde apeurant par son réalisme (il pourrait être le nôtre dans quelques décennies...) que l'on suit le périple un peu confus de Kee et Théo, qui tentent d'échapper à la violence ambiante. Leurs péripéties sont en fait plutôt secondaires, d'ailleurs on ne comprend pas toujours vraiment le pourquoi du comment des événements : qui se bat contre qui, et pour quelles raisons ? Et on aimerait connaître la suite, car le final est vraiment désespérément vague. L'intrigue, et surtout son traitement, n'est donc pas réellement à la hauteur du sujet de départ. Mais tant pis. Certes, les héros sont attachants, humains (presque les seuls...). Certes, quelques séquences sont drôle ou émouvantes, telles les scènes chez le "hippie" Jasper (Michael Caine, délirant). Mais vraiment, ce que l'on regarde surtout, c'est ce monde qui nous attend peut-être. Film à la mise en scène nerveuse, d'une grande efficacité, Les Fils de l'homme a le mérite de ne pas faire dans le grandiloquent, l'emphatique, le démesurément mélodramatique. Terrifiant.

Michael Caine, Pam Ferris et Clive Owen. United International Pictures (UIP)

Pam Ferris. United International Pictures (UIP)


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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 22:06
1934
Réalisé par Alfred Hitchcock
Avec Leslie Banks, Edna Best, Peter Lorre, Pierre Fresnay
Film américain, britannique.
Genre : Policier
Durée : 1h 24min.



En vacances en Suisse avec leur fille, Bob et Jill Lawrence se lient d'amitie avec un Francais qui est assassine. Avant de mourir, il previent Bob qu'un diplomate va egalement etre assassine. Pour empecher le couple de parler, les futurs meurtriers enlevent leur fille. Jill se rend a l'Albert Hall ou un tueur doit abattre le diplomate. Elle fait echouer l'attentat en poussant un cri. Puis elle reussit a recuperer sa fillette et abat l'espion qui allait lui donner la mort.

Le genre : brouillon brillant

Hitchcock disait de cette première version qu'elle était l'œuvre d'un "amateur talentueux" tandis que celle de 1956 était celle d'un "professionnel". Ce qui est certain, c'est qu'il est impossible, si l'on a vu la merveilleuse deuxième version (avec James Stewart et Doris Day), de ne pas passez son temps à énumérer les différences (relativement nombreuses, mine de rien, par exemple le lieu de départ de l'action ou encore le sexe de l'enfant) entre les deux films. Cette comparaison permanente fait perdre à cette version "période anglaise" beaucoup de son charme. L'intrigue est déjà remarquable mais son traitement est moins abouti : on ne comprend pas toujours bien qui est qui, ni le but précis de certains agissements. Les scènes que l'on attend (comme celle du concert à l'Albert Hall) sont moins retentissantes, moins "cultes", en somme, que leur remaniement ultérieur, ou manquent carrément (Que sera sera...). On notera cependant l'excellence de l'interprétation : Edna Best, beaucoup plus exubérante et drôle que Doris Day, ainsi que Peter Lorre (M le maudit), en méchant assez impressionnant. L'humour est également omniprésent, à travers notamment les mésaventures de l'ami de Bob Lawrence, qui ne parvient jamais à l'aider. On mesure tout de même l'écart entre cette version et la suivante. Un joli coup d'essai.






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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 17:06
Date de sortie : 11 Octobre 2006
Réalisé par Davis Guggenheim
Avec Al Gore
Film américain.
Genre : Documentaire
Durée : 1h 38min

Affiche américaine. Participant Productions

L'humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire - un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières. Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables ; nous seuls pouvons encore l'éviter. Plutôt que de sonner le tocsin de l'apocalypse ou de céder à la délectation morose, Une vérité qui dérange a choisi d'illustrer et de relayer l'action et le combat passionné d'un homme, l'ancien Vice-président Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de réagir à cette crise.

Le genre : choc

Now
. C'est le dernier mot prononcé par Al Gore, à la fin de ce documentaire édifiant. Il faut agir maitenant. Les constants dressés par An inconvenient truth (un titre certes peu attirant mais illustrant bien le propos) sont alarmants : le réchauffement climatique est en marche, il va en s'accélérant et si personne ne fait rien, la planète et ses habitants seront menacés d'anéantissement. Le projet d'Al Gore (souvenez-vous : un ex-futur président des États-Unis !) est honorable : déclencher une prise de conscience. Avec une efficacité remarquable, ce documentaire parvient à choquer, émouvoir, révolter tour à tour. Il fait preuve d'une pédagogie exceptionnelle, en tentant de vulgariser et d'expliciter (avec des schémas, des animations) les recherches scientifiques, les études statistiques ayant permis de mettre à jour les dangers du réchauffement de la planète. Un constat dramatique : des images de ce que pourrait être la Terre dans quelques années, mais aussi de catastrophes qui ont bel et bien eut lieu partout dans le monde, font monter les larmes aux yeux (aux miens en tout cas). Mais le propos du film va au-delà, il prend le risque de se lancer dans des questionnements d'ordre moral et philosophique, sans jamais asséner une vérité mais en opérant une démonstration progressive de ce que les pouvoirs médiatico-industrialo- politiques ont intérêt à nous cacher et de ce qu'il serait possible de faire contre cela. Cette prise de position est renforcée par l'aspect fortement personnel du montage, puisque les scènes de conférences sont entrecoupés de témoignages et de réflexions d'Al Gore sur son parcours et son engagement personnel. Cette subjectivité, loin de desservir le film, lui donne une force de plus : celle de l'humanité. C'est un questionnement moral, jamais figé, toujours en éveil, prônant la remise en cause des préjugés et des idées reçues, qui est au cœur du film. Film choc qui ne peut laisser personne indifférent, An inconvenient truth devrait être vu par tous, en espérant que ses images saisissantes viennent renforcer les propos unanimes des scientifiques, qui prévoient une augmentation exponentielle des risques du réchauffement climatique pour la diversité de la nature et pour l'humanité entière.






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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 16:41
Date de sortie : 25 Octobre 2006
Réalisé par Tony Goldwyn
Avec Zach Braff, Jacinda Barrett, Rachel Bilson
Film américain.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 44min.

Affiche américaine. DreamWorks Pictures

A trente ans, Michael mène une vie agréable. Sa compagne Jenna va bientôt donner naissance à leur premier enfant. Depuis la maternelle, lui et ses trois meilleurs amis sont inséparables. Une seule chose effraie Michael : il ne veut pas que sa vie soit écrite d'avance. Mexistentielles enacé par le conformisme, il rencontre la jeune et très séduisante Kim. Sa soif de liberté, son envie de passion et sa peur d'un engagement qui serait définitif vont le pousser sur des chemins où tous les sentiments explosent...

Le genre : mièvre et moralisateur

J'aurais aimé pouvoir dire que Last Kiss sortait des sentiers battus du genre de la comédie sentimentale. Je l'ai même cru un moment. Mais non, malgré ses efforts et ses bonnes intentions, Tony Goldwyn ne s'éloigne jamais des lieux communs exaspérants sur les choix qu'il faut faire à un certain âge, la question de la fidélité, de la possibilité pour les couples de durer etc. (comme le prouve le sous-titre particulièrement débile : A 30 ans, il faut choisir entre s'amuser et s'engager) Les personnages masculins du film sont pourtant fort sympathiques, correspondant tout à fait au schéma typique mais drôle des trentenaires avec questions et obsessions d'ordre quasi-uniquement sexuel. Zach Braff est plutôt bon (bien que toujours dans le même registre : voir par exemple l'excellent Garden State), charmant mais pas trop, parfois pathétique, parfois attendrissant. On a vraiment envie de l'aimer. Son personnage n'évolue cependant jamais vraiment, reste caricatural. L'impression principale que m'a laissé ce film, c'est celle d'une insatisfaction généralisée : j'ai attendu en vain quelque chose qui n'est pas venu. Bref, Last Kiss n'avance pas. L'intervention du personnage un peu exaspérant de la jeune Kim, qui est pourtant l'élément central de l'intrigue, n'a pas vraiment d'intérêt, dans la mesure où elle est rapidement évincée à partir du moment où le scénariste (Paul Haggis, quand même...) a décidé qu'il voulait émouvoir tout le monde en montrant un homme suppliant sa fiancée de le reprendre et jurer que "ça ne se reproduira plus". Ouf, la morale est sauve ! Malheureusement : vu et revu, mon cher. En fait, on se fout un peu du couple principal, et on ira chercher notre plaisir inassouvi dans les tribulations maritales, sexuelles ou familiales parfois savoureuses des personnages secondaires masculins. Maigre compensation, tout de même...

Jacinda Barrett et Zach Braff. DreamWorks Pictures

Zach Braff, Eric Christian Olsen et Casey Affleck. DreamWorks Pictures


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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 16:24
Date de sortie : 21 Décembre 2005
Réalisé par Andrew Adamson
Avec Georgie Henley, Skandar Keynes, Anna Popplewell
Film américain.
Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 2h 20min.

Affiche américaine. Walt Disney Pictures

Le Monde de Narnia : chapitre 1 conte la lutte entre le bien et le mal qui oppose le magnifique lion Aslan aux forces des ténèbres dans le monde magique de Narnia. Grâce à ses sombres pouvoirs, la Sorcière Blanche a plongé Narnia dans un hiver qui dure depuis un siècle, mais une prédiction révèle que quatre enfants aideront Aslan à rompre la malédiction. Lorsque Lucy, Susan, Edmund et Peter Pevensie, quatre frères et soeurs, découvrent ce monde enchanté en y pénétrant à travers une armoire, tout est en place pour une bataille de proportions épiques...

Le genre : fantastique pour petits

Moins con que ce à quoi je m'attendais. J'ai suivi ce film avec un certain plaisir, voire avec un plaisir certain. Visuellement, le film est réussi : on plonge volontiers dans cet univers d'heroic-fantasy pas follement original mais assez féérique pour séduire petits et grands. Les assez bons effets spéciaux, notamment les morceaux de bravoure que sont les travelling dans de grandes plaines verdoyantes ou des montagnes, ou encore les scènes de combat, évoquent irrésistiblement Le Seigneur des anneaux. On n'échappe donc pas aux références aux autres oeuvre du genre. Adapté des trois premiers tomes d'une série pour enfant de C.S. Lewis, Le Monde de Narnia offre à certains moments une violence relativement importante (mort de certains personnages, combats sanglants), ce qui pour un film produit par Disney, m'a paru particulier. On s'attache plutôt aux quatre héros, interprétés par des enfants attendrissants à défaut d'être bons acteurs, ainsi qu'aux personnages de ce monde enchanté (Tumnus le faune, Monsieur et Madame Castor, le lion Aslan etc.). Le film se donne sans cesse comme une métaphore assez bien faite de la Seconde Guerre Mondiale : la collaboration et la résistance, la peur permanente etc. ce qui permettra peut-être de sensibiliser les enfants aux grandes questions que posent les temps de guerre (choisit-on l'opposition ou la soumission ? La peur ou le défi ?). Le récit s'essouffle cependant vers la fin à force de se répéter et la fin trop convenue et brutale (il était certes difficile de maintenir l'intégralité de trois livres dans 2h20 de film...) est décevante. Le Monde de Narnia se regarde comme un joli livre d'image dont on a tout prévu d'avance mais qui, en gardant une âme d'enfant, peut nous transporter ailleurs.

Buena Vista International

Georgie Henley et James McAvoy. Buena Vista International


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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 15:27
Date de sortie : 18 Octobre 2006
Réalisé par Stephen Frears
Avec Helen Mirren, James Cromwell, Michael Sheen
Film français, britannique, américain.
Genre : Drame, Historique
Durée : 1h 39min

Affiche américaine. Miramax Films

Dimanche 31 août 1997. La princesse Diana meurt des suites d'un accident de voiture survenu sous le pont de l'Alma à Paris. Si cette disparition plonge la planète dans la stupeur, elle provoque en Grande-Bretagne un désarroi sans précédent. Alors qu'une vague d'émotion et de chagrin submerge le pays, Tony Blair, élu à une écrasante majorité au mois de mai précédent, sent instantanément que quelque chose est en train de se passer, comme si le pays tout entier avait perdu une sœur, une mère ou une fille. Au château de Balmoral en Écosse, Elizabeth II reste silencieuse, distante, apparemment indifférente. Désemparée par la réaction des Britanniques, elle ne comprend pas l'onde de choc qui ébranle le pays. Pour Tony Blair, il appartient aux dirigeants de réconforter la nation meurtrie et il lui faut absolument trouver le moyen de rapprocher la reine de ses sujets éplorés.

Le genre : timidement ironique

Malgré le nom du réalisateur (argument de taille !), je suis franchement allée un peu à reculons voir ce film, dont le sujet ne m'enchantait guère : les états d'âme des monarques anglais, très peu pour moi ! Je me suis quand même prise au jeu grâce à une ambiance particulièrement réaliste et au jeu remarquable de tous les acteurs. Tout d'abord, Helen Mirren (prix d'interprétation à Venise cette année), tout en charisme et en prestance, est exceptionnelle dans la peau de la reine Elizabeth. On en oublie qu'il ne s'agit pas de la vraie ! Michael Sheen dans la peau d'un Tony Blair ma foi sympathique est tout aussi bon. Leurs personnages en acquièrent une humanité, une personnalité qui, qu'elles correspondent ou non à la réalité, font de The Queen une plongée édifiante dans les dessous, voire les bas-fonds de la vie de ces personnages publics. Le film s'avère donc intéressant au point de vue de l'étude d'un système politique dans ses complexités et ses aberrations. Toutes les prestations d'acteurs concourent à cette ambiance souvent délectable. Les images d'archive d'interview de Diana parcourent le film et lui donnent sa crédibilité, tout en illustrant avec bonheur les failles du système. Mais voilà... je n'ai aucun moyen d'être sûre que le propos du film est bien celui que ma sensibilité politique voudrait lui assigner : une illustration de l'archaïsme et de l'absurdité du système monarchique britannique, une interrogation sarcastique sur le sens véritable de la fonction de reine dans nos temps démocratiques. Ces questions restent en suspens et me laissent donc un peu sur ma faim. Et puis au bout du compte, s'il s'agit de montrer les dessous de la politique ou encore de faire un portait femme perdue, ne sachant que faire face à un peuple qu'elle ne comprend pas, ou de prouver qu'un être humain se cache derrière les personnages publics, tout ceci n'est pas d'une originalité folle. Le sujet a beau être décalé et osé, il reste du domaine de l'anecdote, et on sent que Frears n'a pas tant de chose à dire que ça... Le film ménage en permanence ses personnages principaux, ne remet jamais en cause leurs faits et gestes et instaure entre eux un parallèle un peu facile qui consiste à les rendre dignes en ridiculisant les "extrêmes" : la gauche de Tony Blair (le sympathique personnage de sa femme républicaine) et la droite de la reine (le prince Philipp, réac comme pas deux). Je ne vois là aucune distance critiques (à moins que je sois insensible au dix-huitième degré qui sous-tend le film...). Si je demeure dubitative sur le fond du propos du film, je reconnais volontiers que The Queen a tout de même le mérite d'assumer son propos avec humour et distance, et d'être esthétiquement irréprochable : des plans frappants, émouvants, déroutants, et une musique remarquable. Bref : un beau film, mais passez votre chemin si vous ne supportez pas la complaisance envers les grands de ce monde.

Helen Mirren. Pathé Distribution

Helen Mirren. Pathé Distribution


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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 12:29
Date de sortie : 1932
Réalisé par Tod Browning
Avec Wallace Ford, Leila Hyams, Olga Baclanova
Film américain.
Genre : Drame
Durée : 1h 5min.



Des êtres difformes se produisent dans un célèbre cirque, afin de s'exhiber en tant que phénomènes de foire. Le liliputien Hans, fiancé à l'écuyère naine Frieda, est fasciné par la beauté de l'acrobate Cléopâtre. Apprenant que son soupirant a hérité d'une belle somme, celle-ci décide de l'épouser pour l'empoisonner ensuite avec la complicité de son amant Hercule. Mais le complot est découvert, et les amis de Hans et Frieda vont se venger...

Le genre : marquant

Dans un style quasi-documentaire, Freaks nous présente une galerie de phénomènes de foire, d'autant plus véridiques et poignants que la femme à barbe, les sœurs siamoises, l'homme- squelette, la femme sans bras, l'homme-tronc et tous les autres sont de vrais artistes, dépéchés parmi une véritable foire au monstre issue du cirque Barnum. A sa sortie en 1932, cette "monstrueuse parade" avait provoqué d'immenses scandales. Rapidement, Freaks fut retiré de l'affiche, et même interdit dans de nombreux pays. On peut comprendre le choc. Et même de nos jours, revoir ce chef-d'œuvre saisissant et traumatisant est une épreuve considérable. Pas besoin d'effets spéciaux vertigineux, de maquillages extravagants pour réaliser un des plus grands films fantastiques de tous les temps : la preuve, Tod Browning (un spécialiste en la matière puisque metteur en scène du célèbrissime Dracula) parvient en à peine 60 minutes à nous plonger dans cet univers que l'on voudrait croire irréel. Et pourtant, ces cirques qui exhibaient des être humains pour leurs difformités ont réellement existé. Cette réalité est d'autant plus frappante que ces "créatures" justes différentes sont précisément les plus humaines de l'histoire. Eux aussi tombent amoureux, eux aussi sont tristes parfois, heureux aussi. L'inhumain incombe au contraire aux femmes et aux hommes à l'apparence la plus "normale". Vision sans détour de la cruauté et de l'immoralité dont peut faire preuve l'humanité mais aussi formidable hymne à la tolérance, Freaks est une oeuvre atemporel, un coup de massue qui ne laissera personne indifférent. Et c'est tant mieux.






Published by lucyinthesky4 - dans Classiques
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