Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 10:26
Dear White People

Le premier film de Justin Simien, remarqué au festival de Sundance 2014, chronique la vie de quatre étudiants noirs dans une prestigieuse, et fictive, université américaine. Ce campus movie d’une grande intelligence impose la voix singulière d’un jeune cinéaste brillant, au propos ultra-contemporain.

 

Lire la suite sur Accreds...

Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article
24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 14:45
Whiplash

Un jeune étudiant en conservatoire rêve de devenir le meilleur batteur de jazz et se frotte à un chef d’orchestre dangereusement pervers : pour son second long-métrage, Damien Chazelle fait dans le quasi-autobiographique et développe un sujet qu’il avait déjà traité au format court en 2013. Prix du jury à Sundance en 2014, sélectionné ensuite à la Quinzaine des réalisateurs et à Deauville, Whiplash séduit par son traitement frontal de la violence physique et morale qui régit cette relation entre maître et élève.

Dans un conservatoire new-yorkais aux décors grisâtres, Andrew Neyman se détruit les doigts à force de taper sur sa batterie. Miles Teller semble s’être fait une spécialité de ces rôles de jeunes hommes un peu arrogants, renfrognés, pas forcément sympathiques (voir le beau teen movie The Spectacular Now et même Divergente, avant de savoir s’il saura insuffler un peu de cela dans le reboot des Quatre Fantastiques par Josh Trank). Il donne ainsi un relief particulier à ce récit où le héros n’est pas nécessairement un gentil : Andrew trouve par exemple que son père, pourtant adorable et attentionné, est un raté. Il aspire, lui, à devenir un grand, à sortir de la médiocrité en passant à la postérité.

 

La suite sur Accreds...

Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:48
Obvious Child

Découvert en début d'année au festival de Sundance, Obvious Child est le premier long-métrage de Gillian Robespierre. Le sujet est tiré d'un court-métrage réalisé par la jeune cinéaste en 2009 : Donna, comédienne de stand-up, vient de se faire larguer. Après une nuit arrosée passée en compagnie d'un garçon, elle se retrouve enceinte. Elle décide d'avorter et on lui propose... le 14 février, date de la Saint-Valentin. Ancienne du Saturday Night Live, Jenny Slate prête sa voix étonnante et son corps discrètement burlesque à cette comédie indé minimaliste. Obvious Child prend sur lui de raconter comment une fille new-yorkaise normale va faire face à une situation délicate mais somme toute banale – ou en tout cas traitée comme telle. De sa volonté de décrire des « vraies filles », en ne reculant pas devant le trash que cela implique parfois (avoir ses règles, du poil sous les bras, péter devant son mec, s'embarquer dans un plan cul foireux...), la cinéaste commence par faire quelque chose d'un peu trop facile et prévisible. Les premières séquences montrent par exemple l'héroïne en train de réciter un sketch assez dégueu et cruel sur sa relation avec son petit ami, puis le soir même se soûlant et déblatérant au téléphone après s'être fait larguée. On est ici en terrain connu. Mais Obvious Child finit par faire montre d'une vraie subtilité.

 

La suite sur Feux Croisés...

Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article
30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 11:17

BastienBouillon VincentMacaigne AudreyBastien MaudWyler

 

Trois ans de la vie de trentenaires désœuvrés entre Paris, Bordeaux et les Alpes suisses : amours, maladie et cinéma dans un film hybride et attachant. Présenté à l’ACID à Cannes 2013, le troisième long-métrage de Sébastien Betbeder est un bouleversant patchwork intime dont les maladresses rehaussent le charme un peu gadget.

 

La suite sur Accreds...

 

À liré également : mon interview du cinéaste.


 

35étoiles
Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article
29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 22:25

 

Des salles hilares et conquises. De sa présentation à la dernière Quinzaine des Réalisateurs à sa sortie en salles triomphale mercredi 20 novembre, le premier film de Guillaume-Gallienne-de-la-Comédie-Française, adapté de son spectacle autobiographique, est présenté comme celui qui comblera les spectateurs en mal de comédie française de qualité. Tant mieux, mais il me semble que s'il faut louer la réussite de ce film, c'est aussi et même surtout pour tout ce qui en lui relève plutôt de la bizarrerie, de la tristesse et de l'inquiétude.

 

La suite sur Feux Croisés...

 

En bonus, ma participation au débat autour du film dans l'émission de critique cinéma Le Cercle, le 22 novembre dernier :





35étoiles
Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 13:46

Steven Soderbergh est un touche-à-tout. On est frappé en observant sa filmographie d'y voir une apparente dispersion, des choix qui semblent presque faits au hasard : les genres, les tons, les thèmes, les styles, les budgets etc. changent du tout au tout voire du simple au double. Steven Soderbergh est aussi un type qui ne s'arrête jamais de travailler. Deux films par an en moyenne depuis 2000. Mais 2013, il l'a dit, sera la dernière année de Soderbergh réalisateur, la dernière fois où nous verrons (peut-être) un de ses films dans les tops de fin d'année. Bien que le cinéaste ait fini par admettre que sa retraite ne sera pas forcément définitive, faisons comme si et jetons un œil sur ses deux dernières productions, Effets secondaires (Side Effects) et Ma vie avec Liberace (Behind the Candelabra). Un thriller psychologique et un biopic kitsch et sentimental. Deux grands films tordus.

 

La suite sur Feux Croisés...

Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article
13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 11:59
The Hit Girls / Pitch Perfect

Passé quelque peu inaperçu à sa sortie en salles au printemps dernier, The Hit Girls (Pitch Perfect) se présente avec des atours un peu ingrats : ceux de plate resucée « teen » et musicale de toutes ces comédies « de filles » dont Bliss ou Mes meilleures amies ont figuré ces dernières années parmi les plus belles réussites. Pourtant, le film vaut beaucoup mieux que cela.

Le pitch ? À l’université Barden, les groupes de chant a capella sont très à la mode et se livrent une compétition intense. Sauf qu’en ce moment, ce sont les garçons qui ont la côte, et les Barden Bellas, groupe entièrement féminin, ont subi une humiliation l’année précédente. Elles doivent tout reprendre de zéro. En recrutant de nouvelles têtes un petit peu marginales, parmi lesquelles l’adorable Anna Kendrick (ici une excentrique DJ qui passe sa vie un casque sur les oreilles) et une Rebel Wilson à l’énergie comme toujours incroyable, elles sont loin de savoir ce qui les attend.

 

La suite sur Interlignage...

Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article
8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:41
This is 40 : en famille

On en a parlé comme d'une anecdote amusante, d'un détail plaisant à propos du casting de 40 ans : mode d'emploi (This is 40): autour de Paul Rudd, c'est la petite famille du réalisateur qui est réunie, à savoir sa femme Leslie Mann et ses deux filles Maude et Iris Apatow. On n'a pas assez noté que c'était quasiment de l'ordre du jamais vu. La famille de This is 40 existait déjà dans Knocked up, on aurait pu croire que cela relevait du simple clin d’œil - elle est ici au centre du récit. Donner les rôles principaux à sa famille, pour un réalisateur de comédies mainstream « grand public », est tout de même un geste pour le moins étonnant et inédit. Dans sa recherche de l'authenticité de la chronique familiale, Apatow a fait le truc à la fois le plus bête et le plus bizarre qui soit : recréer le quotidien et ses expériences en même temps banales et singulières en compagnie de celles avec qui il les vit.

 

La suite sur Feux Croisés...

Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 11:38
Le Policier

« Début 2010, à Tel Aviv, il était difficile de s’imaginer des agitations sociales, locales. Maintenant, ça semble aller de soi, mais à l’époque, c’était purement et simplement inédit », explique le réalisateur du Policier dans le making-of du film, seul véritable bonus du DVD à sortir le 20 mars. Multi-récompensé dans les festivals internationaux, ce premier long-métrage de Nadav Lapid propose à l’évidence un regard vraiment nouveau sur Israël, en premier lieu parce qu’il ne traite pas du conflit israélo-palestinien (mentionné une seule fois, et justement pour signaler que l’ennemi n’est pas arabe), mais des tensions sociales intérieures au pays.

 

La suite sur Interlignage...

Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article
14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 01:43

FESTIVAL DE CANNES 2012 - Quinzaine des réalisateurs

 

C'est la fin du dernier jour de classe de l'année. Une meute de lycéens du Bronx s'engouffre dans le bus pour leur dernier trajet avant les vacances. Ce sont leurs gestes, leurs mots, leurs comportements que Michel Gondry recueille et observe pendant une heure et demie, tandis que le véhicule parcourt la ville et les dépose tour à tour. Décor urbain mobile, ce bus est un microcosme passionnant qui organise une géographie sentimentale absolument délicieuse à regarder.

The We and the I
est un quasi huis clos, mais qui n'a aucun scrupule à s'autoriser des échappées dans les rues, accompagnant notamment les derniers instants à l'écran des kids qui descendent du bus pour commencer leurs vacances pour de vrai. À l'intérieur, c'est comme une mini démocratie où chacun s'exprime à sa manière, même si cette démocratie est sans cesse menacée par la tyrannie de quelques uns : les « bullies » assis au fond du bus, sur lesquels Gondry s'attardent longuement. Ils sont à la fois très drôles et très terrifiants, humiliant volontiers leurs camarades plus ou moins sensibles à leurs pitreries. Le regard du cinéaste est plein d'empathie, mais pas de connivence, il est juste et ouvert. Le film donne ainsi à sentir l'âge adolescent dans toutes ses déclinaisons : cruauté, inventivité, vitalité, bêtise, naïveté, créativité, conformisme, lucidité s'invitent toué à tour dans les mots et les gestes des protagonistes. Les ados n'imitent pas les adultes, ils créent leur propre monde, cet entre-deux à la fois frémissant et épuisant.

we-and-the-i.jpg

The We and the I est aussi une sorte de symphonie, parfois désaccordée, où les voix des kids se mêlent au rap énergique de la bande son, aux bruits de la ville. Le décor du bus est idéal pour cela : les fenêtres ouvertes sur le monde sont partout, on respire. Le film se déroule sans ellipse, en temps réel voire plus : le temps est étiré au maximum, comme pour garder, capter aux mieux ce qui se passe à l'écran, ces échanges anodins mais décisifs, sitcom et poème tout à la fois. The We and the I foisonne d'idées. L'écran du téléphone portable est par exemple omniprésent dans le film, il devient le centre de la plupart des interactions entre le jeunes : échanges de textos, vidéos qui circulent... Un motif très pertinent mais que Gondry n'utilise pas sur le mode du simple commentaire sociologique ; son film est avant tout extrêmement ludique.

Au bruit et à l'agitation qui nous assaillent au début répond une fin très sentimentale (comme l'était par exemple celle de Be kind rewind) ; le film suit une structure qui se dirige vers une sorte d'apaisement : du « We » vers le « I » (mais aussi peut-être vers un « We » différent, plus apaisé, qui autorise l'intimité), du groove à une certaine mélancolie, du jour à la nuit, du brouhaha au silence qui invite à une parole plus sincère. Une merveille de grand film ouvert.

 

À lire aussi sur GTTM : critiques des films de Michel Gondy La science des rêves, Be kind rewind et Tokyo!

 

45etoiles-copie-1.png

Repost 0
Published by Anna - dans Nouveautés
commenter cet article

  • : Goin' to the movies
  • Goin' to the movies
  • : Blog de critiques cinéma d'Anna M. «Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même.» (George Cukor)
  • Contact

GOIN' TO THE MOVIES

Blog de critiques cinéma d'Anna M.

«Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même.» (George Cukor)

Recherche